parution 17 juin 2020  éditeur Glénat  Public ado / adulte  Thème Humour, Aventure - Action

Octofight T1

Ô vieillesse ennemie

Stéphane et sa femme sont trop vieux pour être autorisés à vivre : ils fuient donc une société qui les rejette. Un début musclé et prenant, où les papys font plus que de la résistance !


 Octofight T1 : Ô vieillesse ennemie (0), bd chez Glénat de Juncker, Pacheco
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Glénat édition 2020

L'histoire :

C’est un sacré coup dur pour Stéphane Legoadec : sa mutuelle ne veut plus le couvrir. Il est trop vieux et ils ont détecté de la nicotine dans son sang. Son fils devient fou de rage. Cette décision n’est pas sans conséquence. S’il ne va pas au commissariat, sa famille perd tous ses droits de succession ! C’en est trop pour Matteo qui fulmine contre ses parents et ne cesse de s’inquiéter pour sa femme et ses enfants. Que faire au milieu de ce merdier ? Matteo en vient à envisager le pire : tuer son père va permettre de régler définitivement le problème, avant qu’il ne puisse plus toucher l’héritage. Pendant qu’il réfléchit, ses parents s’enfuient avec la voiture de Matteo. Ses lunettes vont permettre de conduire en mode automatique. Mais évidemment, cela ne fonctionne pas, donc Stéphane prend le volant et conduit comme à l’ancien temps. La batterie se décharge vite, ils sont donc obligés de passer à une station service. Évidemment, la borne demande comme d’habitude l’identité du conducteur. La carte d’identité fonctionne et Stéphane pense être libre de faire le plein. Mais cette satanée machine n’en a pas vraiment fini. Voilà qu’elle demande sa carte de validité, maintenant ! C’est une autre paire de manche et cette fois, elle avale la carte et appelle la police pour régler le problème. Le couple s’enfuit. Ils ne sont pas au bout de leur peine...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

C’est bien connu : c’est souvent dans les vieux pots qu’on fait la meilleure confiture. Avec cette série, les vieux (et vieilles !) pots vont faire une confiture à la fraise sanglante ! Nicolas Juncker imagine un avenir bien sombre pour une France dominée par des politiques agressifs et des gangs violents. Un futur mâtiné de Mad Max, mais teinté de vieux relents archaïques à la française : on ne jure par exemple que par De Gaulle ou (Mohamed) Le Pen ! Les réflexions politiques sont autant de coups de poings bien placés, des attaques bien plus féroces et mordantes qu’une bonne manif de gilets jaunes. On a l’impression de relire Les Vieux Fourneaux, mais version Jean Claude Van Damme ! Le suspense va faire sauter votre pacemaker tant le récit est inventif et plein de rebondissements. Ce doux mélange de société réactionnaire et de trouvailles modernes aboutit à une série originale et très entraînante. Mais une fois que vous êtes sur le ring, c’est la loi de la jungle. Avec des combats façon shonen menés uniquement par des... papys ! La violence se déchaîne alors à coups de cannes et de déambulateurs. Pour rendre le tout encore plus punchy, le dessin imite le style manga, qui correspond au petit format souple du bouquin. Chico Pacheco va faire perdre quelques dents à ses personnages avec des scènes musclées et bien rythmées. Le noir et blanc et les aplats gris sont superbes et marquent un pont réussi entre BD franco-belge et manga. Let’s get ready to rumble old chaps !