L'histoire :
Tristan se rapproche de son but. Il arrive en Irlande pour récupérer celle qu’il doit ramener à son roi. Arrivé à Weisfort, il fait une petite halte mais il sent que quelque chose ne va pas dans le village. Les gens semblent méfiants et craintifs. Quand Tristan arrive, tout le monde rentre pour se calfeutrer. Les bateaux du port sont détruits également. Il hèle deux passants mais ceux-ci fuient rapidement pour rentrer s’enfermer dans une bicoque. Une femme lui dit de partir vite avant qu’elle ne s’enferme chez elle. Tristan lui demande ce qu’il se passe et pourquoi tout le monde semble avoir peur de quelque chose. Elle répond qu’il va arriver. « Il », c’est le dragon qui terrorise la région depuis de nombreuses années. Il vole, brûle et dévore tout sur son passage et personne ne peut l’arrêter. Tristan est surpris que personne n’ait eu le courage de l’affronter mais elle dit qu’aucun chevalier, noble ou bourgeois n’a pas pu rester face à l’abdominale créature. Elle est beaucoup trop impressionnante. Pourtant, le Roi a promis la main de sa fille à celui qui commet l’exploit de vaincre le dragon. Elle arrête aussitôt son explication car elle a entendu du bruit : le dragon est tout proche ! Loin de se cacher avec la villageoise, Tristan dégaine son épée et monte sur son cheval. Prenant une lance, il fonce dans la direction du dragon, sans peur et sans hésitation.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
L’histoire de Tristan de Loonois et Iseult continue dans l’avant-dernier tome consacré à ce couple légendaire. Jusqu’ici, on ne connaissait pas très bien le passé du chevalier arthurien. Mais on en arrive petit à petit à l’épisode très connu du philtre d’amour. Le tome est court (55 pages) mais il est plutôt dense et bien mené. Cela commence par un duel épique entre Tristan et le dragon, combat sans parole qui fait plusieurs pages. L’occasion d’admirer le style fin et esthétique de Giuseppe Baiguera qui réalise encore une belle prestation au dessin. La rencontre avec Iseult permet ensuite de jouer sur les sentiments humains et les masques que chacun porte, sans parfois même le savoir. Le jeu amoureux entre Tristan et Iseult commence de façon complexe, à l’image des légendes d’Arthur où, finalement, rien n’est jamais simple et facile. Puis, on arrive petit à petit à la scène que tout le monde connait, scène légendaire qui a donné également le titre de l’album. La série continue donc son adaptation fidèle et réussie et l’on ne peut que s'attacher à de tels personnages.