L'histoire :
Bianca et Timothée sont dans un TER à destination de St Malo. Ils ont emmené leurs vélos et sont rejoints à la sortie de la gare par leur copain Léo. Tous les trois forment une bande de jeunes activistes écologiques qui ont pour but la préservation de notre écosystème et la lutte contre ceux qui ne le respectent pas. Après une visite du Sillon (la route de la plage) et des ruelles typiques et très touristiques d’intra-muros, ils s’installent dans l’appartement de la grand-mère de Léo, qui leur a confié pour quelques jours. Car ils ne sont pas précisément venus en vacances, mais en mission, après qu’une vidéo leur a été envoyée, provenant de caméras de sécurité d’un quai du port. Celle-ci dévoile un déchargement nocturne d’animaux protégés, dont une tortue à écailles, très prisée par les trafiquants pour sa carapace. Il y a en ce lieu un odieux trafic d’animaux à démanteler ! Premier objectif : retrouver l’entrepôt utilisé par les importateurs. Ils commencent leur enquête par interroger une soigneuse de l’aquarium local pour en apprendre plus sur la race exacte de la tortue aperçue sur la vidéo…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Ces Mousque-terre, qui se déploient en format souple de poche, sont une sorte de club des cinq, à savoir des jeunes gens qui se lancent dans des enquêtes-aventures à leur portée, mais seulement à trois et avec un objectif central d’activisme écologique. Le concept propose de changer de lieu à chaque album et aussi de sujet écolo. Le premier tome se passe donc à Saint Malo, à la fois ville touristique, portuaire et très prisée des amateurs de bande dessinée, car il s’y déroule chaque année en octobre le fameux festival Quai des Bulles. Mais nos trois pré-adolescents ne sont pas venus pour des dédicaces, mais pour démanteler un ignominieux trafic d’animaux sauvages (hou c’est moche). Si la découverte de la cité corsaire et de ses attributs culinaires est effective et coche parfaitement la case de la dimension patrimoniale, il faut reconnaître que cette histoire simplette et dégoulinante de louables intentions, est cousue de fil blanc, autant dans l’intention de base que dans la résolution finale. Seuls les très jeunes lecteurs bon-public y trouveront leur compte. Sarujin dessine le tout dans un style très accessible et coloré, avec des personnages parfois caricaturaux (les cheveux de Fanch’) aux proportions et perspectives peu scrupuleuses…