L'histoire :
Depuis la nuit des temps, les Dieux de l’Olympe s’affrontent pour le contrôle de la Terre. Face à eux se dresse la Déesse Athéna, aidée de ses chevaliers ! Alors qu’un nouvel adversaire entre en scène, c’est le futur même des chevaliers qui se retrouve en danger. En effet, Chronos est en phase d’achever son Horloge de l’Apocalypse, à laquelle il ne manque plus que les trois aiguilles, à savoir le trident de Poséidon, l’épée d’Hadès et le sceptre d’Athéna. Les chevaliers d’Athéna, quant à eux, viennent tout juste de vaincre Hadès en Elysion, mais le prix à payer a été terrible : Seiya est cloué dans un fauteuil, son âme retenue dans les Enfers par l’épée de l’empereur des morts. Même si l’épée n’est pas visible dans le monde des vivants, elle n’en reste pas moins encore plantée dans sa poitrine. A chaque instant qui passe, elle se rapproche inéluctablement de son cœur. Le chevalier du Dragon à ses côtés ne ressent pas la moindre étincelle de vie, ni l’ombre d’un cosmos qui émane du corps de son ami. Il n’a pas repris connaissance depuis son combat contre Hadès. Quant au sanctuaire, il est en alerte. Mais Shiryû n’en a cure. À ses yeux, seul compte le sort de Seiya. D’aucuns prétendent que Pégase est déjà mort, mais le Dragon refuse pareille fatalité. La colère qui sommeille en lui gronde, et son réveil risque de tout emporter sur son passage, alliés comme ennemis… et peut-être Shiryû lui-même !
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Avec ce quatrième tome de Saint Seiya Time Odyssey, la série franchit maintenant un cap aussi audacieux qu’exigeant, notamment grâce à Jérôme Alquié qui confirme ici une sacrée maîtrise graphique où chaque planche déborde d’ambition, avec des compositions spectaculaires, un sens du détail et des atmosphères marquées. Ainsi, des terres ravagées d’Elysion aux mondes plus abstraits traversés par Shiryû, l’album affiche une richesse visuelle qui place la barre très haut. Cependant, ce quatrième tome ne repose pas uniquement sur son éclat graphique. En effet, le cœur de l’histoire bat au rythme de l’amitié fondatrice entre Shiryû et Seiya, via un fil conducteur émotionnel qui parle directement aux fans de longue date de la série. Pour ce faire, le Chevalier du Dragon apparaît sous un jour plus instable, plus colérique, flirtant avec une noirceur inhabituelle. Cette évolution, risquée mais assumée, apporte une tension bienvenue et renouvelle le regard porté sur un personnage pourtant déjà largement développé. Et même si le récit se montre toutefois plus discutable dans ses choix narratifs, avec l’accumulation de nouvelles notions mythologiques, des origines revisitées et quelques raccourcis scénaristiques ici et là (certains affrontements sont vite expédiés là où l’on attendait davantage de matière), l’ensemble passe très bien. Certes, l’ambition d’enrichir la mythologie se heurte parfois aux limites d’un univers déjà très balisé. Mais ce tome 4 reste une lecture marquante, portée par une générosité évidente et une passion communicative. Time Odyssey continue ainsi de s’imposer comme une relecture ambitieuse et imparfaite, mais sincèrement investie, de l’héritage Saint Seiya.