L'histoire :
Brian Bones est épaté de trouver une magnifique Ford Mustang rouge chez son ami garagiste indien. Flint lui explique qu’il l’a achetée vraiment pas cher : une femme lui a purement échangé contre son vieux pick-up tout pourri ! Ils fêtent ce deal favorable en partageant un petit Bourbon et demandent à Lisa, la fille de Flint, de passer un coup d’aspirateur dans la voiture. Cependant, un sujet radio les inquiète soudain : la fillette d’un magnat de la presse a été kidnappé et les bandits se sont enfuis à bord d’une Mustang rouge ! A partir du moment où Lisa retrouve un doudou en peluche sur la banquette arrière, il ne fait plus de doute que le véhicule qu’ils ont récupéré est la voiture des bandits ! Brian appelle aussitôt son ami policier Charlie… mais celui-ci ne semble pas vouloir se mobiliser au-delà des aspects administratifs. Lisa est bouleversée par les appels à l’aide des parents qu’elle entend à la radio. Sans rien dire à Brian ni à son père, elle se lance dans l’enquête en solo. Flint propose quant à lui une méthode peu orthodoxe : comme il est aussi shaman, il se fume une pipe pour entrer en transe. Son expérience narcotique l’amène à voir un ours bleu dans les nuages, un poulailler très sale, mais aussi des chevaux qui courent… des mustangs, peut-être ?
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Une nouvelle enquête pour l’expert en assurance Brian Bones, dans l’Amérique des années 1970… et donc une nouvelle bagnole américaine à l’honneur. La fameuse Ford Mustang manquait effectivement encore à la collection – chaque tome est titré selon un modèle. Cette fois, Brian et ses amis indiens garagistes héritent d’une Mustang rouge qui a servi à kidnapper une fillette. Ils se piquent évidemment de mener l’enquête… ou plutôt, c’est la jeune squaw Petite-Fleur, alias Lisa, âgée de 18 ans, qui fait le gros du job. On peut faire confiance au scénariste Rodolphe pour que la narration soit impeccablement rythmée et dialoguée. Ça reste certes hyper classique, notamment parce que le dessin de ce grand artiste de BD qu’est Georges Van Linthout, dans le registre semi réaliste qu’il applique pour cette série, répond aux canons de l’âge d’or du 9e art. Mais aussi parce que l’affaire en elle-même est au final très ordinaire, tout comme sa résolution. Le plaisir de lecture grand public n’en reste pas moins total, notamment pour les lecteurs afficionados de vieilles automobiles – la série appartient à la collection Calandre.