L'histoire :
Gwen rencontre Samuel et… c’est le coup de foudre. Ils passent quelques premières semaines d’idylle heureuse, à partir en week-end en amoureux, à profiter de la vie, avant qu’un sujet sensible ne s’invite. Il faut en effet que Gwen déménage car son propriétaire veut récupérer son appart. Samuel lui propose aussitôt de s’installer avec lui… enfin, avec lui et sa fille, Lison. Gwen reste perplexe. Elle n’a jamais rencontré Lison que 3 fois depuis leur rencontre. Et puis ça voudrait dire qu’elle deviendrait une... « belle-mère » !? Dans les jours qui suivent, elle gamberge autour de cette idée. Elle lit des articles qui lui donnent une idée horrible de cette condition. Finalement, elle décide une rencontre au sommet avec des copines qui sont toutes belles-mères et qui peuvent donc parler de leurs expériences en la matière. Elles déboulent toutes une après-midi dans son appartement. Autour d’un bon thé, Daphnée commence par revenir sur l’origine du terme fourre-tout de « belle-mère », qu’on appelle aussi sous un sens plus péjoratif, « marâtre ». Un tour de table commence alors où chacune retrace en détail son vécu, son expérience particulière, tantôt complexe, tantôt malheureuse, tantôt épanouie…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Cette étude comparée des différents rôles de « marâtres », l’autrice Solène Bardet l’a authentiquement vécue fortuitement un soir de janvier 2018. Elle a eu envie de creuser le sujet en donnant la parole à 8 femmes qui vivent différemment leur rôle de belle-mère. De février à juillet 2018, elle a ainsi rencontré et enregistré une vingtaine de belles-mères de milieux différents. Des marâtres en procès, des marâtres en souffrance, mais aussi des marâtres heureuses. Pour préserver les intimités respectives dans sa BD, l’autrice a changé les noms, les physiques, et elle a compilé et réinventé les destins de ces femmes tout à fait réelles, ce qui ne retire rien à la force authentique des vécus. Neuf chapitres nous donnent ainsi à découvrir très sérieusement des cas éducatifs et de couples disparates. Ces séquences racontées se déclinent alors en différents lavis monochromes, tandis que la rencontre au présent nous rappelle à la réalité en quadrichromie. Le dessin simple et stylisé de Marion Chancerel correspond au ton de ce recueil de témoignages qui intéressera essentiellement un lectorat féminin concerné. A quand un ouvrage sur les cas comparés de la condition des beaux-pères ?