L'histoire :
Après avoir éliminé Donnadion le béat, Sangre part sur la piste de sa nouvelle cible en se rendant à Monde Rouge, aussi appelé le Monde du jeu. Sur place, la jeune fille compte continuer sa vengeance en tuant l'un des écumeurs à l'origine de la mort de sa famille : Rugleïs l'ogre. Sur place, elle fait la rencontre de Lorne, un voleur et roublard qui connait parfaitement bien la planète. Propriétaire de tout ce qui se trouve sur Monde Rouge, l'ogre ne s'intéresse qu'aux gens très riches. Et si Sangre veut attirer son attention, il faut qu'elle utilise sa fortune pour loger au palais des magnificences. Ni une ni deux, la vengeresse suit les conseils de son nouvel ami et quitte Monde Rouge... avant de revenir par la grande porte sur le dos d'un immense oiseau, accompagné de deux gardes du corps et de son secrétaire personnel, interprété par Lorne himself ! Dans cette vie inventée, Sangre se montre détestable et n'hésite pas à manquer de respect envers les membres du service d'intendance du palais. Afin d'être sûr d'attirer au plus vite le regard de Rugleïs, elle se rend au casino et use de son pouvoir d'arrêter le temps pour tricher à la roulette...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Dans cette série, Arleston déroule une intrigue extrêmement proche de la saga littéraire de Jack Vance La geste des princes-démons. Le scénariste met en effet en scène une héroïne qui a décidé de venger sa famille en éliminant les « écumeurs » qui ont décimé les siens lorsqu’elle était petite. Chaque nouvel album est ainsi l’occasion de montrer Sangre traquant sa nouvelle victime. Après le ligat, Fessolgio, Hovanne et Donnadion, la jeune femme traque Rugleïs l'ogre qui, en plus d'avoir tué les siens, a capturé sa mère. L'objectif de Sangre est de le faire parler avant d'en finir pour de bon avec lui. Or pour approcher sa nouvelle cible, Sangre doit vivre une vie fastueuse dans un monde de jeu afin d'attirer son attention... Malgré quelques grosses ficelles, cette nouvelle aventure se montre intéressante et plaisante dans ca construction et son déroulement. Comme pour le tome précédent, Stefano Vergani s'occupe de la mise en images. Si l'ensemble se montre en-dessous de ce qu'offrait précédemment Adrien Floch, les graphismes tiennent la route et l'ensemble se montre dépaysant. Nouveau changement côté couleurs : Hugo Poupelin (Résilience, Gagner la guerre...) s'en charge désormais. Le travail du coloriste est efficace et finalise le tout de belle manière. Rendez-vous est pris pour le prochain album, Hentsh le cruel.