L'histoire :
Pamela n’a jamais été aussi heureuse de sa vie. Depuis qu’elle est avec Steven, elle ne se reconnaît presque plus. Elle a envie de profiter de leur relation et que leurs ébats ne s’arrêtent jamais. Malgré sa gêne, elle ne peut s’empêcher de le réveiller pour lui offrir une petite gâterie. Elle s’excuse à demi-mot alors que sa bouche est prise, mais Steven la rassure : c’est le meilleur des petits déjeuners qu’il connaisse. C’est si intense qu’elle en redemande. Et ça tombe bien, car Steven a encore de l’énergie pour remettre le couvert. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que sa voisine Nancy est d’une curiosité maladive. Envieuse aussi, elle ne supporte pas l’idée que Pamela s’éclate alors qu’elle est occupée à faire seule le ménage à la maison le temps que son mari rentre. Elle veut ruiner sa réputation. Or pour cela, il lui faut une preuve. Quand elle met le nez à la fenêtre, elle remarque une voiture jaune garée devant chez Pamela. Cette dévergondée reçoit quelqu’un. Elle est certaine qu’elle est en train de s’envoyer en l’air. Elle sort et se positionne discrètement à la fenêtre pour en avoir le cœur net. Ce qu’elle voit ne fait plus aucun doute : Pamela est tout sauf une sainte nitouche !
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
La nouvelle série de Gabriele Di Caro s’achève sur ce deuxième tome. L’auteur italien avait déroulé une histoire impressionnante, faite de beaucoup de personnages pris dans des petites histoires de village façon Twin Peaks. Beaucoup de questions restaient en suspens, notamment la présence de créatures au sommet de l’arbre près de chez Ronald. Le rythme est moins trépidant au début de ce tome 2. La surprise passée, on enchaine plus les scènes hot que les passages intéressants. Même si contempler les formes avantageuses des magnifiques filles dessinée par Di Caro reste toujours un plaisir, on s’attendait à une suite plus rocambolesque. Attention également à bien suivre, car plusieurs personnages se ressemblent et cet aspect peut porter à confusion à la lecture. Cependant, les retours en arrière sur la vie de Ronald donnent lieu à des scènes de plus en plus magistrales, notamment quand elles correspondent à celles du présent. C’est par un autre flashback que la fin se dévoile et le fruit se révèle bien amer tant l’homme peut cacher de lourds secrets. Un très bel album néanmoins qui, à la lecture, restera forcément doux.
