L'histoire :
2024. Siège de l'entreprise hi-tec Blek. Le boss est furieux et il y a de quoi : pour mener à bien une série de tests, il a négocié avec la Navy le prêt d'un Super-Hornet, un jet à plusieurs millions de dollars. L'ennui, c'est que son écho radar a disparu en plein vol. Or malgré les recherches, aucun débris n'a été retrouvé, ce qui exclut l'hypothèse d'un crash ou d'une désintégration de l'avion. Tout porte à croire qu'il s'est volatilisé. Dunk, son pilote, est connu pour avoir eu des problèmes de discipline durant sa carrière, mais il n'est pas pensable qu'il l'ait volé, car cela supposerait la complicité de Lucie, une chercheuse hyper méticuleuse. Une puissance étrangère serait-elle derrière cela ? Autant imaginer que les USA sont alors devenus le gruyère le plus moelleux du monde, en terme d'espionnage. Impensable. Tous les membres de cette cellule de crise sont loin d'imaginer qu'en réalité, l'avion et son équipage ont fait un bond en arrière dans le temps...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Vous souvenez-vous du film Nimitz, retour vers l'enfer et de son histoire de voyage à travers le temps ? Ces Ailes du temps y ressemble beaucoup. Prenez un scientifique et un pilote qui vont tester une technologie révolutionnaire sur un F-18 ; supposez qu'un incident imprévu ouvre une brèche temporelle ; et voilà notre duo contemporain propulsé en 1914/18 ! Après pas mal de péripéties qui ont animé les deux premiers albums de la série, c'est un nouveau cycle qui s'ouvre mais cette fois-ci, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. En effet, malgré tous leurs efforts, Lucie et Dunk, qui ont réussi l’exploit de « réarmer » leur prototype, n'ont fait qu'un bond dans le temps d'une trentaine d'années. Les voici désormais en proie avec les S.S. qui, bien entendu, ont une motivation extrême à mettre la main sur un avion qui a presque 50 ans d'avance sur leur temps. Vous captez l'enjeu : le Reich a en effet réussi à mettre en œuvre avant tout le monde le premier chasseur à réaction. Imaginez les conséquences si un jet du futur avait été mis à leur disposition. Patrice Buendia et Frédéric Zumbiehl continuent à nous divertir de fort belle manière. Leur scénario joue habilement sur le suspens et les rebondissements, avec des séquences qui laissent la part belle à l'aventure. Côté dessin, les planches concoctées par Olivier Jolivet sont tout aussi agréables et ses compositions parfaitement embellies par les couleurs de Nicolas Caniaux. N'hésitez pas à remonter le fil de la série si vous arrivez en route, car son succès populaire ne doit rien au hasard.