L'histoire :
La vie a repris son cours dans la petite ville paisible de Woodbrook, après l’épouvantable affaire du tueur en série en 1986. La tenancière de la quincaillerie Samantha Strong a été disculpée, après qu’elle se soit battue et qu’elle a tué le véritable coupable. Nigel est quand même allé jusqu'à poignarder sa propre mère ! (haha) Tout le monde ignore que Samantha Strong est elle aussi une serial killer, mais qu’elle chasse dans les grandes villes pour éviter de faire des vagues dans sa bourgade. Et que si Nigel était bien, lui aussi, un psychopathe, son meurtre est une mise en scène habile et réussie. Aujourd’hui, en 1994, aux prémices d’Internet, Samantha envoie un email à Monica Brewer, la sœur de l’une de ses premières victimes, qui lance des appels à témoin sur les forums depuis des années, à la recherche de l’assassin de son frère Daniel. Samantha comprend que cette quête de vérité est devenue la raison de vivre de Monica. Elle l’attire ainsi jusqu’à Woodbrook. Sam espionne l’arrivée de Monica, qui commence évidemment par rendre visite au shérif Patterson. Comme Sam s’y attendait, Monica ne glane pas grande aide de la part des policiers locaux. Alors Sam l’attend à la sortie de l’office, et lui propose de monter dans son pick-up pour discuter…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
La première saison du recueil comics de ce thriller d’horreur nous présentait un concept sacrément excitant – pour qui apprécie le genre des serial killers sanglants, façon Dexter. En effet, Beneath the trees where nobody sees se déroule dans une petite ville du middle west américain, mais les protagonistes sont des animaux anthropomorphiques mignons tout plein ! La tueuse et protagoniste principale, qui passe entre les mailles du filet dans le tome 1, est une nounourse quincaillère appréciée dans sa communauté pour son caractère serviable et calme. Vous imagineriez Winny l’ourson qui a besoin, pour son équilibre psychique, de trucider des gens au hasard et qui les découperait en morceaux avant de les enterrer dans des pots de peinture en forêt ? Ce tome reprend le même concept et se déroule avec un nouveau fil conducteur : Samantha aide la sœur d’une de ses victimes à « rechercher » le cadavre de son frère. Or, évidemment, ça part gravement en cacahuète, sinon ça ne serait pas drôle / gore / flippant. L’auteur américain Patrick Horwath maîtrise à la perfection son concept et nous régale en accumulant les victimes – qu’on ne voit pas toujours venir – les scènes bien gores et en poussant Samantha dans une position irréversible. Avec sa tranche toilée rouge et son mignon ruban marque-page, ce second volume importé par Ankama recueille les 6 fascicules souples périodiques parus aux US. Plus un prélude de 10 planches en flashback final, ainsi qu’un cahier graphique compilant des fausses couv hommages par les artistes comics du moment. On en redemande et… ça tombe bien, car l’auteur entretient un faux doute sur une troisième saison.