L'histoire :
Tout commence dans le ciel, avant les humains. Enfin, c'est le début que Violator a choisi. Le début de sa propre histoire, qu'il nous livre avec la même gourmandise que lorsqu'il croque une tête d'humain, mais ça c'est déjà une autre histoire. Tout commence donc en ces temps d'espoir, de dévotion et de création. Comme toute grande société, les anges étaient unis autour d'un but unique : aider à faire exister les plans du Créateur. Tel était leur grand dessein : donner forme au matériau infini du cosmos et fabriquer de la lumière à partir des ténèbres. En ces temps immémoriaux, celui qui se nommait alors Baziel avait été associé à Gloriana, mais à force de travail acharné, il se mit à douter de la volonté du Tout Puissant. Il ne comprenait plus pourquoi tant d'acharnement à les faire travailler. C'est alors qu'il tomba sous l'influence d'un ange dissident, un certain Lucifer...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Violator, le Clown, un personnage qui parle à tous les fans de Spawn. Et pour cause, il apparaît dès le second épisode de la série et s'inscrit ainsi d'emlée comme le pire ennemi d'Al Simmons. A l'époque, Todd McFarlane s'inspire de la figure d'un des pires cauchemars de l'Amérique en reprenant le look de clown qu'adoptait John Wayne Gacy, un serial killer condamné à mort pour 33 meurtres reconnus. D'ailleurs dans cet épisode deux, notre Violator s'en prend aussi à un jeune garçon, à l'instar du criminel qui enfilait un costume de clown pour aller distraire les bambins dans les hôpitaux ou orphelinats. Mais revenons à cet volume 1 de la série qui lui est consacrée. Encore un fan service, ok, mais il est sacrément bien foutu. Rien d'étonnant, puisque c'est Marc Adreyko qui est à l'écriture. On ne va pas vous résumer sa carrière, qui est brillante, mais juste vous rappeler qu'il est particulièrement familier de l'univers de Spawn, puisqu'on se souvient encore des délicieuses Enquêtes de Sam & Twitch. Alors non seulement il ne déçoit pas, mais en plus il arrive à nous surprendre en rattachant ce démon de Violator à la création du monde. Hé oui, vous le savez, Spawn, c'est une histoire entre le Paradis et les Enfers et c'est donc fort logiquement dans ce creuset que s'est créée le monstre dont l'auteur américain se charge d'inventer les origines. Côté artistique, il y a aussi du beau monde et chacun y va de son style. Pas de charte graphique uniforme donc, mais comme tous assurent le spectacle à leur manière, on a ici un lancement plaisant d'une série qui vient enrichir l'univers déjà particulièrement étoffé du rejeton des Enfers de McFarlane.