L'histoire :
Après un naufrage et une terrible tempête, Cad se réveille échoué sur une île. Il est sur l'île de Pellydir. Les innombrables mouettes qui tournent aux alentours lui font reprendre connaissance. Il pense tout de suite au bateau et à ses amis. Il se lève, les appelle. Béa, Suif, Nimm, Arsaï. Il commence à marcher sur la plage sans cesser de crier leurs noms mais personne ne lui répond. Il souffle, il essaie de se calmer : surtout, il ne doit pas paniquer. Il se rassure, tout va bien se passer, ils ont dû s'échouer un peu plus loin sur l'île. Il avance, mais la pénombre se fait plus intense, la nuit est en train de tomber. Il trouve refuge dans une épave sur la plage, et allume un feu pour se réchauffer. Epuisé, il s'endort. Plusieurs heures plus tard, alors que le matin pointe le bout de son nez, Cad se remet en route pour explorer l'île et retrouver ses amis. Alors qu'il est dans une grande crevasse en pierre, il entend au loin des voix. Il s'approche prudent, et il aperçoit quatre Esprits. Il reste caché, surtout lorsqu'il aperçoit Lorgon, au milieu des Esprits, inanimé. Lorgon est mort... Pendant ce temps, Béa est retenue prisonnière dans la capitale de l'île, mais la Fange est en train de gagner du terrain, menaçant de tout détruire sur son passage.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Nous l'attendions avec impatience... le 4e tome de Lightfall de Tim Probert est sorti ! On retrouve avec plaisir les protagonistes principaux de cette grande épopée de fantasy, Cad et Béa. Au précédent volume, l'histoire s'assombrissait. On reste dans cette ambiance un peu pesante, dans un monde en déclin. Cad et Béa sont séparés, et le galdurien doit évoluer seul de son côté après s'être échoué sur une île presque déserte. Il va devoir affronter la mort sous plusieurs formes... De son côté, Béa est toujours captive dans la capitale et tente de lutter contre la Fange. Malgré une pagination conséquente, Tim Probert réussit toujours à tenir en haleine et à captiver, grâce notamment à son dessin. Il donne vie à des personnages attachants, il sait jouer sur les ambiances lumineuses et manier la couleur. Il maîtrise l'art de la mise en page en nous proposant des temps de contemplation et des temps d'action, très dynamiques. La majorité de l'album se scinde en alternant les points de vue, en suivant deux quêtes parallèles : à la fois celle de Cad et celle de Béa. Cet épisode forge davantage les protagonistes, il les fait avancer, néanmoins la fin de la saga se rapproche. Il nous tarde déjà de continuer ! Il faudra être un peu patients.