L'histoire :
L’armée géosienne est prête au combat. Ils font face à la Tour et il va falloir décider d’une stratégie pour débusquer la fugitive. Le Seigneur enlève son casque et fait au plus simple : cet endroit est un endroit ancien qui témoigne d’une époque difficile. Autrement dit, il n’y a plus aucune raison pour la laisser debout. S’ils détruisent tout, ils feront d’une pierre deux coups et leur proie n’existera plus non plus. Bianca se remémore son passé, il y a plus de treize ans quand elle était encore une jeune fille innocente. A l’époque, le maître Rudbekius veillait à son éducation. Il lui raconte une histoire où un jeune poussin était bien recroquevillé au fond de sa coquille et vivait des jours heureux. Cependant, il entendait de grands bruits à l’extérieur mais il ne voyait rien, enfermé dans sa coquille. C’est alors qu’il a décidé de se libérer pour voir ce qui se passe en dehors de son cocon. Bianca ne comprend pas trop l’intérêt de cette histoire mais ce poussin lui rappelle qu’elle se sent seule. Le robot Mas l’occupe mais il n’est pas doté d’une vie propre et elle trouve cela froid. Rudbekius comprend qu’il doit lui créer un animal de compagnie, si possible jaune…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Le deuxième tome de La fourmi blanche avance ses pions. Alors que le premier tome était une belle présentation de cet univers SF, le deuxième joue savamment sur les tensions entre chaque protagoniste… et elles sont nombreuses ! Entre la guerre entre les Nautiles et les Géosiens et les tensions politiques/ scientifiques au sein des peuples, le scénario se densifie avec des textes plus fournis et détaillés. Les retours en arrière sur la vie de Bianca apportent paradoxalement encore plus de mystère sur l’identité de l’héroïne et malgré une belle avancée sur ce tome, on est loin d’être au bout de nos surprises. L’histoire devient également plus dramatique avec quelques scènes choc et un final magistral, qui reprend de façon lente et poétique le flash-back du début. Superbes dessins également de Patrizio Evangelisti avec un style organique séduisant et des couleurs chatoyantes qui fascinent. Il faudra par contre ronger son frein car le cliffangher de fin d’album va nous faire attendre la suite avec impatience.