L'histoire :
Loki harangue ses troupes : les Avengers vont arriver et il va falloir se battre. Iron Man, Captain America, Hulk, Giant Man et la Guêpe se précipitent sur les monstres et sont prêts à en découdre. La mêlée s’engage, violente et implacable. On commence par Iron Man qui utilise ses rayons propulseurs pour calmer deux effrayantes créatures à l’aspect de gargouilles. Captain America n’est pas en reste et se jette sur un immense dragon et un gros pachyderme à la gueule terrifiante. Il assomme ce dernier d’un formidable coup de pied et dans le même mouvement, lance son bouclier sur le dragon qui s’écrase sur son œil. Alors qu’il se réceptionne sur le sol, il est entouré de deux autres monstres tout aussi énormes. Giant Man vient pour l’aider et avec la Guêpe, ils décident de passer à l’action. Pendant que son mari immobilise l’une des créatures, elle se lance dans ses narines puis dans celles de l’autre ennemi. Elle en sort extrêmement sale mais victorieuse ! Hulk veut aussi s’amuser et il se jette sur les deux autres monstres qui restent. Un coup de poing gigantesque suffit pour les neutraliser. Reste Loki : un travail pour Thor !
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Un petit format, un album court et des dessins si old school qu’on dirait presque un cahier de coloriage pour enfants... Cette nouvelle aventure des Avengers ne paie pas de mine et pourtant, elle révèle un vrai petit trésor. Chip Kidd imagine une métafiction plutôt bien pensée et même si on en a vu beaucoup chez Marvel, notamment avec le personnage déjanté de Deadpool, ici, le scénariste pousse le concept très loin puisque les auteurs eux mêmes sont dessinés et ont un rôle essentiel à jouer. C’est aussi et surtout un vibrant hommage aux comics sous toutes ses formes avec une réflexion vertigineuse sur la création dans la création. L’histoire est d’autant plus intelligente que le procédé un peu artificiel de la métafiction renouvelle les récits super-héroïques et permet également de plonger les Avengers dans une histoire totalement farfelue. Les dialogues qui surfent sur la fiction, la réalité et le mélange des deux sont vraiment savoureux et très malins. Les dessins de Michael Cho, eux, sont aussi plus complexes qu’il n’y parait. L’hommage à Jack Kirby est évident mais l’artiste y ajoute une dose d’efficacité et de modernité notamment avec un encrage plus épais qui valorise le trait. Pas besoin du Vortex de Vérité pour comprendre qu’on est remonté dans le passé des comics, non sans émotion…