L'histoire :
Conan a dix-sept ans et malgré son jeune âge, il est lz e dernier à être encore un voleur. Pas pour devenir riche ni même par goût de l’aventure, non ! Le jeune barbare a simplement besoin d’agent pour boire jusqu’à ne plus compter et s’encanailler dans les bras d’une femme. Il grimpe alors les murs pour ensuite longer les toits de la ville. Ses pas sont lents mais précis et, telle une panthère, il s’approche petit à petit de sa proie ! Le manoir du noble Aztrias Petanus : c’est un vrai jej d’enfant que de rentrer dans sa demeure et de neutraliser le peu de gardes qui sont présents. Conan en a vu d’autres sur les champs de bataille et ceci est presque trop simple. Maintenant qu’il est à l’intérieur, il tente de trouver des coffres pour récupérer ce qu’il cherche. Au départ, il ne trouve rien que des objets sans valeur et des peintures très laides. Jusqu’à ce qu’il arrive devant un grand coffre qui semble l’attendre depuis longtemps…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Cela fait 120 ans qu’est né l’écrivain nouvelliste Robert E. Howard et pour l’occasion, Panini édite de nombreux titres de Conan, son personnage le plus iconique. Voici un titre inédit qui vaut le détour car celui-ci a une particularité malgré son titre trompeur : il réunit trois personnages inventés par Howard. Le barbare Conan bien entendu mais aussi le roi Kull et le professeur John Kirowan. Trois temporalités différentes avec trois personnalités bien marquées pourtant réunies dans un seul album. Un défi périlleux donc que ce comics écrit par Jim Zub mais qui s’orchestre étonnamment bien. Quel est le poir commun entre eux ? Le terrible Seth bien sûr qui parsème l’œuvre mère de Howard et qui rappelle fort justement que l’écrivain a été à l’origine de toute la mythologie fantastique inventée par H. P. Lovecraft. Même si c’est Conan qui crève l’écran par rapport aux deux autres personnages, tout s’emboite parfaitement et les différentes temporalités et époques, loin d’être un obstacle, deviennent au contraire un point fort puisque Zub joue parfaitement avec les transitions et les parallélismes. Après tout, il fallait bien au moins ces trois personnages puissants pour inquiéter l’abominable Seth ! Le graphisme est à l’image du scénario : audacieux et percutant. Dans un style très détaillé et sombre, Ivan Gil réussit très bien à incarner ces différentes histoires. Une porte d’entrée idéale en somme pour découvrir les différents univers de Howard.