L'histoire :
Il se souvient de ce jour particulier. A ce moment là, il faisait beau et Frank nageait en plein bonheur. Ils étaient en famille dans le parc et ils jouaient allègrement, sans se soucier du lendemain. Il avait un cerf volant et il essayait de le faire voler. Quand enfin il prenait son envol, Frank courait, le sourire aux lèvres, pour le suivre. Il était si heureux et si occupé par ses jeux qu’il ne voyait pas les hommes armés près des buissons. Une dispute éclate, des coups de feu retentissent et le monde bascule. Médusé, Frank voit que des inconnus tombent comme des mouches, le corps ensanglanté. Il se retourne, effrayé… Ses enfants et sa femme sont également tombés et ils gisent dans une mare de sang. Impossible, il va se réveiller, c’est un cauchemar ! Pourtant, c’est bien la réalité et ils étaient ici au mauvais moment au mauvais endroit lors d’un trafic de drogue qui a mal tourné. C’est à partir de ce drame que Frank n’a plus jamais été le même. Aujourd’hui, il est devenu le Punisher et il compte bien éliminer de la surface de la Terre tous les trafiquants et criminels qui s’en prendraient à des innocents.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Un sacré volume que publie Panini : le fameux titre War Journal est réédité ici avec plusieurs numéros inédits en France dans un épais volume sous le label Marvel Deluxe. L’occasion de revivre les grandes heure du Punisher en mode chien de guerre et justicier sanglant. On ne compte plus le nombre d’exécutions massives sur les trafiquants de drogue et les tueurs de tout poil qu’on va vivre dans cette intégrale. Les ennemis sont aussi à l’image du super-héros : impitoyables, violents et dangereux. L’ex militaire Sniper, le tueur à gages Bushwacker, l’illuminé Hartmann ou le magnat corrompu Reese Kelleher sont des adversaires très coriaces qui vont faire naître des scènes pleines de tension comme une guerre apocalyptique au Vietnam, une course poursuite infernale dans une voiture, un safari mortel en Afrique, une chasse à l’homme entre anciens militaires… On a aussi des faces à face explosifs avec Daredevil et sa morale assommante, Spider-Man et sa bienveillance niaise ou Wolverine et sa violence extrême. Le duo le plus marquant reste Microchip qui l’assiste en tout et qui tente en vain de calmer le chien fou. Toujours est-il que ce Punisher est totalement décomplexé avec la violence et il vit dans un monde crade et sordide. Du coup, les auteurs se régalent à le montrer en train de liquider allègrement les bandits. L’Inspecteur Harry, en comparaison avec Frank Castle, est un enfant de chœur tellement ça canarde de partout. Gros guns, explosifs, couteau de chasse, tenue de camouflage… la fin montre même l’immense arsenal de guerre de Frank Castle sur plusieurs pages ! On se régale surtout de redécouvrir les premiers pas de l’immense Jim Lee. Son trait est déjà ultra nerveux et les représentations du Punisher sont inoubliables. Un graphisme qui marque déjà les esprits, quelques années avant que Lee s’attaque aux X-Men.