L'histoire :
Quand Hal Jordan, jeune et fougueux pilote de chasse, fut désigné par le Green Lantern Abin Sur pour devenir son successeur, il se retrouva bien seul avec ce sacerdoce. Heureusement, un autre Green Lantern nommé Sinestro le prit sous son aile pour le former. D’abord copains comme cochons, les deux comparses sont devenus ennemis quand Jordan dénonça les agissements de Sinestro auprès des Gardiens de l’univers et que ce dernier fut banni de la corporation des Lanterns. N’ayant jamais digéré cette trahison, Sinestro se dote de la puissance de l’anneau jaune régie par la peur et va réunir tous les renégats du Lantern Corps pour se livrer à un affrontement ultime contre tous les Green Lantern terriens comme Hal Jordan, John Stewart, Guy Gardner et Kyle Rayner. Déterminé, Sinestro va même invoquer de nouveau l’entité Parallax qui va prendre le contrôle de Rayner et transformer cet affrontement en guerre fratricide.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
A l’heure où James Gunn s’apprête à sortir sur les écrans de télé la série Lanterns, Urban décide, à juste titre, de ressortir les comics phare de cet univers. Après l’échec du film avec Ryan Reynolds, la tâche d’adapter en live les aventures de ce héros à la bague verte s’avère difficile. En effet, ce super-héros aux pouvoirs extraterrestres capable de matérialiser ce qu’il veut grâce à sa bague mais qui ne peut rien contre le jaune, souffre d’une ringardisation immédiate inhérente à la science-fiction quand elle subit l’épreuve du temps. Néanmoins, le fait que le porteur de l’anneau ait régulièrement changé a permis à DC de renouveler les histoires de Green Lantern. S’il y en a un qui maitrise son Green Lantern sur le bout des doigts, c’est bien Geoff Johns qui, en 2005, a repris les rênes de la série et a fait revenir Hal Jordan comme héros principal et créé ce concept d’autres Corps, comme les Corps jaunes, rouges et autres couleurs de l’arc-en-ciel. Dans ce run, sorte de climax de la série, il faudra au lecteur néophyte s’armer de courage pour comprendre tous les enjeux de ce mega-maxi-best-of de tous les personnages existants qui se tapent sur la tronche pendant plus de 500 pages, dans un déluge de références et autres faux retournements de situations dont on connait l’issue dès la première page : Sinestro va être battu. Pour les fans/puristes de Green Lantern, nul doute que La Guerre de Sinestro est à Green Lantern ce que Infinity Wars fut pour les fans du MCU : un chef d’œuvre. Pour les autres, ce n’est qu’un gros mille-feuille coloré indigeste qui n’est malheureusement pas sauvé par le dessinateur Ivan Reis et ses comparses, qui s’en sortent avec les honneurs pour avoir eu la lourde tâche de mettre en image 500 pages d’affrontements incompréhensibles venant à bout de leurs stylos 4 couleurs...