L'histoire :
Sonja Bittner mène une escouade spéciale pour une mission bien précise. En plus de retrouver son ancienne amie Forever Carlyle, accusée de trahison envers la famille, elle vient enfin arrêter le dangereux Jacob Hock. Sur place, ils réalisent que tout le monde semble avoir fui, comme s’ils étaient au courant de leur venue. Ça bouge dans la pièce d’à côté. L’escouade progresse et enfonce la porte. Abigail Carlyle s’y trouve avec la sergent chef Marisol Occampo. Évidemment, aucune piste pour trouver Forever. Bittner se rapproche du bureau et cette fois, elle a trouvé leur cible. Jacob Hock se tient devant eux, très calme et souriant avec un verre de whisky à la main. Sonja tend l’épée vers lui et lui demande de se rendre. Comme à son habitude, Jacob discute comme si de rien n’était. Il sait très bien que Malcom le veut vivant alors même que beaucoup rêveraient de le voir mort. Pourquoi ? C’est très simple : Carlyle a besoin que Hock s’incline pour gouverner son royaume et récupérer son territoire sans que personne ne se révolte. Il n’est donc pas impressionné par la démonstration de force de Bittner et de ses hommes. Très calme, il montre sur sa tablette une photo de sa sœur. Personne n’a remarqué que son pouce est posé sur un bouton dans l’écran…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Cela fait plus de dix ans que la série existe et elle a relancée par Urban à l’occasion de la sorte du tome huit en publiant les intégrales des tomes précédents. On se demandait si Greg Rucka savait où il allait avec Lazarus tant le projet est pharamineux et ambitieux. Qu’on se rassure cependant : si les premiers tomes prenaient le temps de présenter toutes les nombreuses forces en présence et si les scènes du conflit geo-politique pouvaient parfois se ressembler, ce tome accélère sensiblement le mouvement. Depuis que Forever est partie, l’intrigue devient très originale et bourrée de surprises. C’est peut-être le tome d’ailleurs le plus étonnant tant de nombreuses scènes apportent des éléments nouveaux. Pour le reste, c’est toujours du très lourd, que ce soit dans les différentes tensions irrespirables entre les personnages ou les conflits dans le monde. Quel régal de voir le retour du vieil acariâtre Malcom, plus dur et impitoyable que jamais ! Le monde est toujours aussi novateur et pourtant si proche de nous. Ce n’est pas un hasard si l’histoire se passe essentiellement en France puisque la peinture des Libres est une magnifique réécriture de la Résistance pendant la seconde guerre mondiale. Les dessins de Michael Lark sont toujours aussi réussis et toujours aussi beaux, que ce soit les scènes de combat impressionnantes ou les portraits des nombreux personnages. La série traverse le temps mais ne perd rien de ses qualités et de sa modernité.