L'histoire :
Supergirl n’est pas dans son assiette et quelque chose semble la gêner. Elle contemple le bébé à la maternité mais c’est pleine de tristesse qu’elle regarde le nouveau-né. Tout le monde ne parle que de l’ouragan qui fait des ravages et l’hôpital n’a plus l’électricité alors qu’ils ont énormément d’arrivées. Heureusement, le courant se rétablit mais Supergirl reste toujours sombre, prise dans ses pensées. Elle décide de devenir invisible pour éviter la foule et les questions car elle n’est pas vraiment d’humeur. Elle se dirige vers la morgue et si elle avait eu un peu plus d’entrain, elle aurait souri à cette idée de passer de la maternité à la morgue. Elle contemple le corps du prêtre et, la tête basse, elle s’excuse. Une journaliste l’interrompt et veut lui poser des questions mais Supergirl n’est pas très loquace. Quand elle lui demande quelle est sa véritable vie avec de tels pouvoirs, Supergirl se rappelle amèrement ce qu’il s’est passé il y a quelques heures. Elle a dû choisir entre amener en urgence une femme qui allait accoucher et un prêtre qui roulait en pleine tempête. Elle a sauvé la femme et le bébé mais quand elle est revenue en trombe pour aider le prêtre, il était trop tard…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Supergirl est la vedette du moment avec la sortie au cinéma du film de James Gunn. Urban en profite pour ressortir des titres anciens sur le personnage. Voici un comics au format Paperback (fascicule) mais assez volumineux qui réunit les titres imaginés par Peter David en 1996. On s’éloigne d’ailleurs du personnage de Kara Zor-El à commencer par son identité civile. Ici, la super héroïne a fusionné avec Linda Danvers pour l’empêcher de mourir. Une idée un peu folle et qui va donner des passages particulièrement intéressants où Supergirl va sans cesse remettre en question ce qu’elle est sans compter les réminiscences de l’esprit de Danvers qui va la hanter. Ce n’est pas la seule originalité de l’opus puisqu’on assiste à des aventures étonnantes, à la limite parfois du farfelu. Imaginez une invasion par un immense microbe devenu un monstre géant vert ou encore une manipulation mentale qui transforme tous les gens en dangereux cannibales. David fait souvent preuve d’audace dans ces nombreux mini récits à l’image du méchant de l’histoire qui apparaît régulièrement : Buzz. Voilà qu’a cause de lui, Supergirl bascule dans le fantastique et doit faire face à un dangereux démon ! On sent parfois du Neil Gaiman dans certains passages avec une mention particulière pour un repas incroyable où Buzz fait face à Linda devant sa famille… scène hitchcockienne par excellence ! Cette reddition est un régal également pour redécouvrir les débuts de Gary Frank. On sent que l’artiste oscille entre style classique de l’époque et son style actuel mais le talent est déjà là ! Une « nouvelle » belle Supergirl.