interview Comics

Joshua Dysart

©Bliss Comics édition 2019

Joshua Dysart fait partie de ces scénaristes de comics rares et précieux. Auteur prestigieux de chez Valiant, il multiplie les events avec les séries comme Harbinger ou Imperium. Dans des réflexions philosophiques, sociologiques, historiques, géopolitiques, Joshua écrit toujours des œuvres fortes qui font réagir, réfléchir et qui sensibilise notre humanité notamment avec sa vision de la guerre dans Soldat Inconnu ou son cri déchirant contre la pauvreté et la famine dans Urgence niveau 3. Le voici de retour chez Valiant avec un nouvel event consacré à un de ses personnages phares : Toyo Harada. Une œuvre encore phénoménale d’intelligence et de force, peut-être aussi parce que ce psiotique surpuissant et visionnaire ressemble quelque peu à son auteur. Voici un échange unique fruit d’une rencontre bouleversante, passionnante et instructive.

Réalisée en lien avec l'album Vie et mort de Toyo Harada
Lieu de l'interview : Comic Con Paris

interview menée
par
12 décembre 2019

Bonjour Joshua Dysart. Pour les lecteurs qui ne te connaissent pas encore, pourrais-tu te présenter?
Joshua Dysart : Comment se présenter soi-même ? Je ne sais pas. Je suis auteur de comics depuis 1996, l’année où j’a i publié mon premier comics. Je créé un style d’histoires qui mêle politique, actions et conditions humaines au sens large. C’est ce que je pense pouvoir sur ce que j’ai fait dans ma carrière. Dites-moi, vous, ce que je devrais dire de plus (rires).

Est-ce que ce n’est pas difficile pour toi d’écrire des comics alors que tu n’aimes pas les super-héros ?
JD : Pour être un peu plus juste, ce n’est pas que je n’aime pas les super-héros. Je respecte profondément Valiant et j’ai toujours lu de bons comics. Je ne sais juste pas ce que cela signifie d’être un super-héros et d’avoir des supers pouvoirs. Je n’ai pas confiance dans le pouvoir. Pour moi, on est un héros quand on n’a pas de puissance ou de pouvoirs. C’est une philosophie différente. Je ne sais pas si les comics que j’ai faits peuvent faire strictement partie des super-héros. Je m’oriente beaucoup plus sur la question de comment et pourquoi ils utilisent leurs pouvoirs et pour en faire quoi. Je suis intéressé par la psychologie humaine derrière tout cela. Et les comics de super-héros peuvent totalement intégrer cela. C’est juste sous-jacent. J’essaie juste d’apporter une voix différente dans le paysage des comics.

Comment as-tu démarré chez Valiant ?
JD : J’ai écrit un comics appelé Soldat inconnu, il y a quelques années, et il reprenait certains aspects qu’avaient créés Garth Ennis dans Histoires de guerre. J’avais lu son travail sur la seconde guerre mondiale et j’avais adoré ce qu’il avait réalisé sur les personnages. Je me suis donc lancé en me centrant beaucoup sur la politique africaine et l’attitude des civils pendant la guerre, ce qui est un thème très important pour moi. J’ai été remarqué par Warren Simons, qui était éditeur en chef de Valiant à l’époque. Il m’a demandé de venir et de me lancer sur certains comics. Je n’étais pas vraiment emballé à l’idée de travailler sur des comics chez Valiant mais j’avais vraiment besoin de travailler ! Cela faisait un peu mercenaire pour être honnête. Je me suis aussi dit que Valiant s’intéresse à Soldat inconnu et qu’ils pensent tout de même que je peux faire du comics grand public. Il y a donc une sensibilité qui se dégage et on peut en tirer quelque chose. Voilà comment je me suis retrouvé propulsé chez eux.

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Tu as changé le monde de chez Valiant avec ton style particulier qui se base sur l’humain et la politique. Peux-tu nous en parler ?
JD : Bien avant que j’ai une perception importante du monde et de la politique, je suis devenu écrivain car j’aime les personnages. Cela revient à ce que je disais avant : j’aime les gens. Je n’écris pas forcément pour avoir du succès. J’aurais peut-être dû car j’aurais eu plus de réussites (rires) ! J’écris jusqu’à ce je découvre le monde avec ses nouvelles idées et ses nouveaux concepts. J’invente des personnages pour m’aider à comprendre certaines catégories de personnes. Voilà comment fonctionne la création de mes personnages. Les personnages viennent toujours en premier dans ma réflexion. Dans Harbinger, j’ai traité la question du babyboom qui a tous les pouvoirs alors que les jeunes n’ont pas de pouvoir. Comment les super-héros vont-ils réagir face à cela ? Dans Imperium, j’ai voulu montrer comment les gouvernements pensent. J’ai commencé à beaucoup voyager dans le monde entier. J’ai découvert énormément de gens actifs et extrêmement intelligents qui font tout ce qu’ils peuvent pour que leur nation participe à l’évolution mondiale. Ils remettent en plus en question la démocratie. Nous venons d’une histoire et d’une culture qui tend à la démocratie et nous avons l’impression que la démocratie est le seul chemin. J’ai pourtant communiqué avec des gens extraordinaires qui ont beaucoup d’arguments forts contre la démocratie. Dans la période actuelle, la démocratie est en crise. Nous avons aujourd’hui un président aux Etats-Unis qui ne semble pas savoir ce que signifie la démocratie. Je n’ai pas à rien dire là-dessus. J’utilise juste mon travail pour imaginer ce que je peux dire à propos de cela. J’ai comme une sorte de dialogue avec le lecteur. J’essaie de comprendre le monde autour de moi et pourquoi je suis si intéressé par les gens et le fonctionnement des gouvernements. Comment peut-on devenir des civilisations plus humaines ? C’est ce que je fais tous les jours avec le seul outil que je peux utiliser !

Peux-tu nous parler du projet Urgence Niveau 3 ?
JD : Alors que je faisais Soldat inconnu, je suis allé en Afrique de l’Est pour la première fois. J’ai passé deux mois dans une terre isolée C’était la première fois que je voyageais seul. J’étais allé auparavant au Mexique en 1995 en pleine révolte au Chiapas avec les zapatistes. Des années plus tard, je suis revenu alors que je travaillais pour Valiant et que je faisais d’autres comics. Ils m’ont proposé de développer mon intérêt pour les affaires politiques mondiales mais ce n’était pas la même chose que de donner de mon temps pour des gens qui souffrent vraiment énormément et qui sont victimes des mouvements et changements géopolitiques. Finalement, j’ai eu une nouvelle opportunité de faire partie du projet de World Food Programm de l’ONU et d’assister à de réelles conversations humaines. Le premier comics que l’on a fait se passait en Irak. C’était en décembre 2014 et cet été 2014 a vu l’avènement de Daesh à cause d’une erreur de loi. Je dis que c’est une erreur car ils se proclament eux-mêmes une organisation ! J’étais là-bas en Irak et j’ai bien connu la situation du pays où plus de trois millions de personnes ont quitté la Syrie pour éviter le conflit. Cela a créé une frontière totalement poreuse et c’est toujours le cas aujourd’hui. Qu’est-ce qu’une nation sans ses frontières ? Beaucoup de ces migrants sont allés en Irak et d’autres sont allés en Turquie. On a roulé le long de la frontière syrienne pour aller en Irak et en Turquie et s’occuper de plusieurs centaines de réfugiés et on a rencontré de nombreux groupes de toute origine et culture y compris de religion chrétienne. Automatiquement, j’avais énormément de choses à raconter. Les histoires que j’ai entendues sont bien plus fortes que celles que j’ai racontées. Cette fois, j’ai eu l’impression de faire partie de quelque chose d’important. On a refait cela à l’été 2017. Nous avons été dans le sud où des indicateurs nous ont signalé des régions qui souffrent de malnutrition. Au même moment, la guerre civile faisait rage. Nous avons alors découvert qu’il n’y avait pas que de la malnutrition mais aussi bien d’autres problèmes. J’ai donc pu observer les employés de WFP qui se sont renseignés sur la situation et qui ont essayé d’arranger les choses. J’ai fait cette aventure formidable mais les gens qui font ce travail pour World Food Programm tous les jours sont des gens incroyables. Ils sont pacifistes et sans armes et se déplacent sans soldat. Ils vont dans des zones de guerre. J’ai essayé de décrire tout cela dans ce comics et je voulais rendre hommage à ceux qui font ce travail. Eux sont des super-héros !

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Pourtant, UN3 n’a jamais été publié aux Etats-Unis, non ?
JD :Cela a été seulement publié sur le net dans plusieurs langues différentes, y compris en anglais. Dans un sens, c’est gratuit pour tout le monde. Mais, la France a été le seul marché à l’avoir réalisé en tant que bande dessinée et que vous pouvez acheter normalement.

Pourquoi pas dans les autres pays ? N’est-ce pas une déception pour toi ?
JD : Oui c’est vraiment dommage et ça craint ! C’était important pour moi et ça l’était aussi pour d’autres. La seule chose que je peux dire sur ça, c’est que c’est un travail difficile et honnête et peut-être que beaucoup de gens peuvent se dire : « Je sais ce que c’est. Ils sont juste affamés. Ils vivent au milieu d’un conflit ». On a travaillé dur pour réaliser ce comics et on a rajouté des personnages fictifs. Ce n’est pas un documentaire ou un reportage. C’est une histoire inventée qui a aussi une grand part de réalité. Quand on l’a fini, on a réalisé toute la complexité de ces évènements. Voir une économie et un pays ravagés fait réaliser beaucoup de choses. Peut-être qu’un jour, Paris ne sera peut-être plus une ville libre et que vous devrez prendre vos enfants et quitter tout ce que vous connaissez et que vous avez construit vous-même pour chercher un endroit sûr. Cela pourrait arriver en Europe et aux Etats-Unis. C’est donc important de connaître le rôle des médecins, des ingénieurs et des professeurs en Irak. Au Soudan, la plus jeune démocratie dans le monde, les gens ont une vision précise du futur, ils viennent pour construire une nation. Cependant, les premiers enfants nés dans cette nouvelle démocratie vont mourir de faim et meurent déjà de faim. C’est triste que nous ne soyons pas touchés par leur vie parce que nous avons nos difficultés dans le travail, parce qu’on est bloqués dans les bouchons… Notre vie est dure aussi c’est évident. Mais si l’on se sentait un peu plus concernés par la condition humaine, on pourrait comprendre qu’il y a un intérêt profond à s’intéresser à cela. C’est triste pour le comics mais je ne sais pas quoi faire de plus. Je pense avoir été honnête avec le projet et avec tous les gens qui y ont participé.

As-tu encore des contacts en Afrique ?
JD : Oui, j’ai des amis avec qui j’échange encore. Deux du premier voyage et encore du voyage plus récent au Soudan. J’ai aussi un lien fort avec Jonathan Dumont qui a fait le projet UN3 avec moi. C’est surement la plus belle personne que j’ai jamais rencontrée dans mes voyages. Il est toujours là si quelqu’un souffre dans le monde. Je suis toujours en contact avec des gens vraiment extraordinaires…

Ton dernier comics Vie et mort de Toyo Harada semble être le résumé de ce que tu as fait dans ta carrière et de ce que tu es au fond de toi, non ?
JD : Je suis tellement heureux d’avoir trouvé un personnage qui m’a permis d’explorer la complexité du monde et des gouvernements. L’humanité est un vrai bordel ! Cela m’a permis de décrire les guerres, les contrôles politiques et tout le reste. C’est aussi une histoire de robots, d’extraterrestres, d’actions et d’explosions et j’espère que vous passerez un bon moment.

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Dans tes comics, tu sembles avoir une vision pessimiste du genre humain alors que tu as l’air très positif dans la vie et que tu sembles aimer l’autre. C’est étrange, non ?
JD : Oui, c’est étrange en effet ! Je suis un pessimiste optimiste ! Je continue vraiment à croire en nous. On rencontre des gens incroyables tous les jours. La chose la plus terrible, c’est que quand tu mets une centaine de personnes dans une pièce, il y a toujours un connard qui va créer des problèmes et on oublie les 99 autres présents dans la salle ! Il y a quelque chose de nouveau qui met à mal mon optimisme : c’est la montée d’une crise inexorable. Auparavant, je pensais souvent qu’on était mauvais avec les autres et les mauvaises personnes semblaient toujours avoir le pouvoir et les bonnes abandonnaient le pouvoir. Mais j’ai pensé que cela s’arrangerait car l’évolution prendrait ses droits. Mais tout d’un coup, nous apprenons que la crise se rapproche et que rien ne peut aller bien. Là, il y a une vraie possibilité que l’évolution s’écroule et si on n’est pas solidaire et si on ne s’accorde pas ensemble, et si l’on continue dans la nationalisation et la sectarisation pour se monter les uns contre les autres, on se fera avoir. Mon pessimisme est en train de dominer ma part d’optimisme. Je ne veux pas vivre comme cela. Cela craint de dormir la nuit avec un idéal pessimiste.

Est-ce que Toyo Harada est ton personnage préféré chez Valiant ?
JD : Je ne sais pas. J’adore « Soleil sur neige », le pacifique robot de l’histoire. Je m’identifie énormément à lui. Nous sommes tellement effrayés par la technologie. Cette peur n’est pas nécessairement injustifiée. Nous croyons tellement aux capacités humaines que la perception de l’intelligence artificielle est souvent négative, même parmi les gens les plus intelligents.

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Malgré les scénarios catastrophe de ce genre, je ne peux pas m’empêcher d’être optimiste sur une intelligence fabriquée par l’homme et un procédé complexe d’ingénieur. A partir de cela, le système le plus efficace est la paix, l’ordre, l’amour et l’égalité. La société peut fonctionner uniquement comme cela quand il y a de la justice, de l’égalité. Il me semble quand je regarde autour de moi que les animaux se rapprochent de ce système. J’aime donc cette idée que c’est possible en enlevant le contenu humain émotionnel et en le transposant sur une intelligence artificielle. Il n’y aura plus de capitalisme, ni de fascisme ou de communisme. Il n’y aura plus rien qui finit par « isme ». Toyo Harada essaie de changer les choses et le monde mais il le fait avec son égoïsme. Il continue à croire à son rêve mais il n’écoute personne et j’aime cela car c’est très amusant. Mais la meilleure personne chez Valiant est ce robot, Soleil sur neige.

Tu parles de ton amour pour la France et de Bliss Comics au début du volume. Est-ce que c’est totalement sincère ?
JD : Oui, j’étais obligé de le dire pour mon éditeur (rires). Non, sérieusement, aux Etats-Unis, je suis un scénariste plutôt apprécié. Les gens me respectent et je fais des interviews et tout ce genre de choses. Quand je fais un comics, c’est que mon éditeur m’apprécie vraiment et non parce qu’il me voit comme une personne qui va lui rapporter de l’argent. Je n’ai jamais fait beaucoup d’argent pour qui que ce soit. Ici, c’est le seul endroit au monde où j’ai beaucoup de confort. Si je vais faire des dédicaces ou un festival, il y a tout ce qu’il me faut. Donc, oui, j’adore la France (rires) ! Ils sont gentils avec moi ici. J’ai grandi à une époque où les comics se sont beaucoup ouverts et ont beaucoup communiqué. Beaucoup de bandes dessinées européennes ont été traduites. Cela m’a beaucoup influencé également. Je fais des comics américains avec de l’action, de la technologie et tous les trucs de super-héros mais j’essaie d’avoir une vision plus large et je travaille sur un point de vue mondial. En France, certainement à cause de votre histoire ou de votre emplacement géographique, vous avez un point de vue beaucoup plus mondial que le nôtre. C’est sûr que si tu vis à New York ou à Los Angeles, c’est facile d’avoir cette perception du monde mais ce n’est pas vraiment « américain » ! Je me sens donc un peu plus chez moi en Europe. C’est beaucoup plus facile d’avoir certaines conversations ici comme celle que nous avons en ce moment.

Quels sont tes futurs projets ? Une autre collaboration avec Alberto Ponticelli ?
JD : Oui, en effet. Je ne sais pas s’il sera traduit chez vous mais un nouveau comics va sortir. Cela s’appelle Good night paradise.Copyright Joshua DysartOn peut le trouver sur internet. C’est une histoire de meurtre qui a lieu dans une communauté à Los Angeles en Californie à Venise Beach. J’ai vécu là-bas pendant dix sept ans et j’y ai travaillé. C’est assez ressemblant à ce que je fais d’habitude sauf que j’ai dû faire attention à bien représenter cette communauté qui est aussi la mienne. C’est donc une partie de ma vie et de mon travail. Tout ce que je fais s’intéresse à des personnes qui sont dégradées ou dévalorisées par le système économique et les enjeux géopolitiques. C’est donc le même sujet de fond mais cette fois, je me suis senti totalement libre car c’est très proche de moi. Je suis très fier du rendu. On fera ensuite des choses différentes chacun de notre côté puis on reviendra travailler ensemble. Le prochain comics que je ferai avec Alberto ne traitera pas des problèmes sociaux car pour être honnête, je ne sais pas s’il ferait ce genre de comics s’il ne travaillait pas avec moi ! (rires) Alberto est mon frère d’une autre mère ! J’adore ce gars : il est tellement intelligent ! On va plutôt faire quelque chose d’un peu plus fou. Je suis impatient de faire ce projet.

Tu ne travailleras jamais pour Marvel ou DC ?
JD : Non peut-être pas. On ne peut pas forcément refuser certains projets. Il y a toujours une responsabilité à travailler sur un grand projet à cause de l’impact culturel et de la propriété populaire de certaines firmes. Mais, ils ne m’ont jamais demandé. Et je ne cours pas après. Si j’étais insistant, je pourrais peut-être obtenir quelque chose mais je suis déjà très heureux comme cela. Même si mes comics sont moins lus, j’adore ce que je fais. Je ne veux pas devenir plus connu ou plus commercial mais je veux quand même être lu.

Ton style d’écriture et ton humanité me rappellent Joseph Mickaël Straczynski…
JD : Ohhh ! J’aime beaucoup son travail. Babylon 5 était vraiment sympa. Il y a beaucoup d’humain et de politique là-dedans. Je n’ai pas assez lu ses productions pour répondre mais en effet, c’est possible.

Si on te donnait le super pouvoir de rentrer dans la tête d’un auteur, qui choisirais-tu et pourquoi ?
JD : Mon Dieu, c’est un sacré pouvoir ! Je dois prendre le temps de réfléchir… Je pense que ce serait plutôt un écrivain même si j’adore aussi les dessinateurs… Je pense que je vais un peu tricher mais je voudrais bien rentrer dans la tête d’Albert Einstein quand il était enfant et qu’il a pensé à la nature de la lumière. Je l’ai un peu fait à travers ce comics. Autant j’aime les gens et les analyses politiques et sociales mais l’évolution c’est l’énergie liée à la lumière. C’est cela le secret. Il a fait beaucoup d’analyses physiques et philosophiques bien sûr. Mais je suis très curieux de savoir comment ce jeune garçon s’est assis sous un arbre et a commencé à penser à l’énergie et à la lumière. Comment a-t-il fait la connexion entre lumière et matière ? C’est le substrat de la vie et c’est passionnant pour moi.

Copyright Joshua Dysart


Merci Joshua !