parution 02 décembre 2009  éditeur Glénat  collection Glénat shonen
 Public ado / adulte  Thème Aventure - Action, Historique Shônen

Kenshin le vagabond - ultimate edition T1

10 ans après la guerre civile, Kenshin le vagabond protège les opprimés grâce à son sabre à lame inversée, sans jamais tuer, lui qui fut l'assassin le plus redouté durant la guerre civile. Une superbe édition pour ce shônen culte !


 Kenshin le vagabond - ultimate edition T1, manga chez Glénat de Watsuki
  • Notre note Red Star Red Star Red Star Red Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Red Star Red Star Red Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Red Star Red Star Red Star Red Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Glénat édition 2009

L'histoire :

L’ère Edo s’est terminée en 1868, lorsque la guerre civile entre les patriotes et l’armée du shôgun Tokugawa a débouché finalement sur l’instauration du nouveau gouvernement de l’ère Meiji. Durant ces temps de troubles, un assassin désormais légendaire officiait sous le nom de Battosaï Himura. Ce dernier, redouté et invaincu, disparut pourtant dès la fin de la guerre, sans laisser de trace... 10 ans plus tard, un homme avec un sabre tue des gens la nuit en ville et se présente comme étant Battosaï l’assassin, de l’école du sabre vivant Kamiya. Kaoru, une jeune fille kendoka sait pourtant qu’il ne vient pas de cette école puisqu’il s’agit de celle qu’elle dirige depuis la mort de son père, aussi patrouille-t-elle la nuit avec un sabre en bois en espérant arrêter les méfaits de Battosaï et ainsi laver le nom de son école. Elle croise un soir un jeune homme violant manifestement l’interdiction de port d’arme et l’attaque aussitôt, pensant qu’il ne peut s’agir que de l’assassin recherché, mais elle se rend rapidement compte que le jeune homme n’est qu’un rônin, un vagabond apparemment inoffensif, d’autant plus que son arme est un sabre à lame inversée, arme ne permettant pas de tuer efficacement. Entendant du grabuge plus loin, elle délaisse le vagabond et se retrouve dans un affrontement entre la police et un samouraï masqué et engage à son tour le combat. Elle ne doit néanmoins sa survie et la fuite de l’ennemi qu’à l’intervention du vagabond qui la ramène ensuite chez elle. Elle lui explique alors toute l’affaire et le vagabond décide alors de mener l’enquête discrètement. Il découvre rapidement qu’il s’agit d’une manœuvre visant à faire vendre le terrain de la jeune femme au profit des possesseurs du dojo de la ville voisine. Perdant patience, les malfaiteurs viennent pendant ce temps-là s’en prendre directement à Kaoru mais le vagabond arrive à temps pour les affronter. Il fait alors preuve d’une puissance sans égale et révèle à Kaoru que c’est lui, le vrai Battosaï Himura, alias Kenshin...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Voici une édition « ultime » qui était attendue par les fans depuis un certain temps et il faut dire qu’ils ne seront pas déçus. Publiée en France pour la première fois en 1998, la série avait en effet subi un sort horrible à cause de la politique graphique de Glénat en matière de manga : onomatopées retravaillées (francisées de manière à cacher les originales) qui cachaient la moitié des dessins de l’auteur (tout comme certains titres de chapitres d’ailleurs), certains éléments textuels des dessins effacés (des enseignes par exemple), qualité d’édition très moyenne (pour du noir et blanc) sur papier bon marché où l’encre bavait de temps en temps et où les contours des dessins étaient parfois légèrement baveux par capillarité du papier (encore que cette série n’était que peu touchée par ces deux derniers défauts, contrairement à d’autres de la même période)... Bref, c’était l’époque du début de l’essor du manga en France et le lectorat n’avait pas vraiment le luxe de faire le difficile quant à la qualité, les éditeurs l’avaient bien compris. Cette nouvelle édition de luxe répare donc ces erreurs du passé en nous offrant des planches dans un format plus grand (donc plus lisibles et qui rendent honneur aux dessins très fouillés de l’auteur), une qualité d’impression supérieure, des planches dans leurs couleurs originales (même en plein milieu du volume), des textes mieux répartis dans les bulles et aux polices de caractères modifiées, des onomatopées non retravaillées (mais tout de même sous-titrées discrètement, à la manière de ce qui se fait actuellement) et donc des dessins dans leur intégralité et leur intégrité graphique (puisque dans le manga les onomatopées font souvent partie intégrante du dessin de l’auteur, avec un style particulier). Mais le constat n’est pas entièrement rose puisque l’on y perd également quelques éléments, et non des moindres pour certains : certaines (pas toutes heureusement) des notes de traduction concernant des écrits japonais dans les dessins (certains noms de quartiers, de magasins...), l’illustration de titre du volume, mais surtout les croquis et les longues notes de l’auteur en fin de chaque chapitre, qui donnaient des explications sur la création des personnages etc. Un gros défaut, compensé néanmoins par le reste des points positifs et également par la très bonne facture de cet ouvrage qui propose un renforcement intérieur illustré pour la couverture (bien que le collage soit un peu trop juste et que la couverture ondule donc légèrement), des illustrations couleurs supplémentaires en début de tome sur papier épais, une très belle nouvelle couverture et une sous couverture présentant des croquis commentés, ainsi que de plus nombreux chapitres par volume (il n’y aura donc que 22 tomes au lieu de 28). Graphiquement, même si l’auteur est loin d’avoir atteint son apogée, les planches de ces premiers chapitres sont des modèles de construction visuelle de style shônen, que ce soit au niveau des chemins de lecture, de la mise en page très bien pensée, de la mise en scène efficace, ou de l’utilisation des effets graphiques propres au style (lignes de vitesse, etc.). Le trait de l’auteur est précis, dans un style semi-réaliste qui contentera les amateurs des deux écoles, très détaillé, les visages sont des plus expressifs, et certaines des illustrations lors des phases d’action sont tout bonnement magnifiques. Oscillant à merveille entre le tragique et le comique en passant par le simplement sérieux, le scénario aussi est un modèle du genre et propose également des personnages qui débordent de charisme. Un très bel ouvrage en résumé, que ce soit pour les fans qui rachèteront la série sans remord et sans avoir l’impression de se faire arnaquer ou pour les nouveaux lecteurs qui pourront découvrir ce monument du manga dans les meilleurs conditions.

voir la fiche officielle ISBN 9782723472302