L'agence Hardy T7 : Les diamants fondent au soleil (0), bd chez Dargaud de Christin, Goetzinger ©Dargaud édition 2012

L'agence Hardy T7

Les diamants fondent au soleil

Un magnifique rubis d'une collection privée réapparait. Edith Hardy est recrutée pour tirer au clair cette mystérieuse affaire dans la banlieue parisienne de l'après-guerre, au cours d'une intrigue poussive.

L'histoire : Edith Hardy est recrutée par la grande joaillerie Pérouge pour rechercher l'ensemble des biens de la famille Lévy-Sanders. Exterminés par les nazis durant la seconde guerre mondiale, ces grands collectionneurs juifs avaient à leur actif une magnifique collection de bijoux et d'oeuvres d'art. Or, un rubis remarquable vient de réapparaître. La joaillerie, dont le mari défunt d'Edith était le comptable, s'adresse à la fameuse détective privée pour remonter l'histoire de la collection privée et, du même coup, celle de la famille, avec l'extrême délicatesse dont a toujours fait preuve Madame Hardy. Edith enquête alors dans un milieu des plus lugubres, passant des ateliers d'orfèvres aux brocantes de la banlieue parisienne, voire dans les bidonvilles de Nanterre de l'après-guerre. L'affaire fait un détour par l'Algérie, où la fiancée de son jeune assistant Victor a disparu...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :  Le scénariste Pierre Christin amène cette fois-ci ses lecteurs dans le milieu de la joaillerie française d'après-guerre et nous plonge dans un pays qui se reconstruit péniblement. Très bien documenté, son récit passe des bidonvilles de la banlieue parisienne aux salons cossus et feutrés des hôtels particuliers du centre de la capitale. Malgré tout, cela ne suffit pas à séduire le lecteur. Le scénario n'est pas très limpide et l'intrigue reste sommaire. Bien sûr, elle n'est qu'un prétexte à un voyage à travers la société française d'après guerre... mais tout de même, on aurait pu espérer plus de précision dans les faits et une histoire mieux ficelée. En outre, hormis l'intention de rappeler l'actualité géopolitique de la période, on ne comprend vraiment pas pourquoi Christin fait une digression via l'Algérie française secouée par les premiers troubles de la décolonisation. Bref, un vrai mélange, un peu confus, qui déçoit. Chaque thématique aurait méritée d'être plus développée au travers d'un épisode propre. De son côté, la dessinatrice Annie Goetzinger reste fidèle au personnage et au ton délicieusement suranné de la série, avec une franche inspiration venue des films de ciné-club des années 50 tant appréciée par les collectionneurs.

  • scénar dessin


17 août 2012



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L'agence Hardy T7 : Les diamants fondent au soleil (0), bd chez Dargaud de Christin, Goetzinger ©Dargaud édition 2012

29 juin 2012

Dargaud

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9782205067095

ado / adulte

Espionnage, Policier