parution 27 janvier 2017  éditeur Dargaud  Public enfant / ado / adulte  Thème Humour, Western

Lucky Luke vu par Bouzard

Jolly Jumper ne répond plus

Luke tente de démêler deux affaires : dénouer, en compagnie des Dalton, le kidnapping de leur mère, et comprendre le mutisme soudain de son cheval. Une aventure pétrie d’humour crétin, à la Bouzard !


Lucky Luke vu par Bouzard : Jolly Jumper ne répond plus (0), bd chez Dargaud de Bouzard, Ory
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

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    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

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    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Dargaud édition 2017

L'histoire :

Lucky Luke arrive dans la petite ville de Séville Gulch. Après un passage chez le barbier, il se rend au rendez-vous que lui a fixé le procureur. Entre deux discussions sur l’addiction aux brindilles à mâcher ou sur le comportement mutique de Jolly Jumper, le procureur demande à Luke de s’occuper d’un nouveau problème avec les Dalton. En effet, pour une raison inconnue, Jack Dalton (lequel c’est déjà : le moyen grand ou le moyen petit ?) a entamé une grève de la faim au sein du pénitencier où il croupit à vie. Or il ne veut parler qu’à Lucky Luke. Le héros solitaire accepte la mission, mais il ne repart pas sans un bon conseil du procureur concernant le froid avec Jolly Jumper. Peut-être Luke devrait-il être plus à l’écoute de son cheval, peut-être qu’un simple renouvellement de garde-robe ranimerait la flamme, comme pour les femmes ? Luke repart donc plein d’entrain, puis achète aussitôt une chemise rouge et un foulard jaune. Cependant, durant le trajet jusqu’au pénitencier, Jolly Jumper reste tellement distant et méprisant, que Luke en perd ses nerfs. Et il canarde de son flingue en direction de Jolly Jumper (sans le toucher, heureusement). Résultat : quand Luke se pointe à l’entrée du pénitencier, sans son cheval et avec une chemise rouge, personne ne le reconnait…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Comme Dupuis l’a fait en ouvrant les aventures de Spirou et Fantasio à la production de multiples artistes, Lucky Prod (alias Dargaud) fête les 70 ans du célèbre cow-boy en offrant à différents auteurs la possibilité de faire « leur » Lucky Luke. Mathieu Bonhomme avait initialement ouvert le bal, avec un diabolique suspens de western (L’homme qui tua Lucky Luke). Selon un axe créatif opposé, Guillaume Bouzard lui emboîte le pas avec cette farce qui parodie habilement les poncifs de la série culte. Une double problématique s’impose au cow-boy qui tire plus vite que son ombre (le mystère est d’ailleurs levé sur ce point : c’est en fait parce que son ombre est trop lente !). Primo, Jolly Jumper fait un coup de calgon : il ne cause plus à Luke, il le méprise ostensiblement. Et ce comportement a le don d’énerver Luke au plus haut point. Deuxio, Jack Dalton fait une grève de la faim parce que Ma Dalton (la mère des Dalton) a été kidnappée. Tout en essayant de recoller les morceaux avec son canasson, Luke embarque donc les cousins Dalton dans une aventure pétrie de n’importe nawak et de vannes jouissivement débiles, labélisées Bouzard (Joe Dalton confond les couleurs, il est donc… il est donc…). Les amateurs d’humour crétin (et de Lucky Luke) seront aux anges. Dessinées « à la Bouzard » (donc avec des gros nez et une finition toute secondaire), les planches collent néanmoins aux codes graphiques morrissiens : tantôt des aplats de couleurs vives pour tout fond, 90% de personnages pour 10% de décors. Et dire que pendant ce temps, ce couillon de Jolly Jumper s’en bat la croupe.

voir la fiche officielle ISBN 9782884713702