parution 01 août 2007  éditeur Delcourt  collection Terres de Légendes
 Public ado / adulte  Thème Conte - Féerie, Humour

Il y avait une fois T1

Acte 1

Déchue, pour avoir accordé un don ubuesque à une princesse, une fée rame pour recouvrer son pouvoir et son prestige. Une sympathique parodie de contes de fée, qui manque d'un chouya de maturité...


 Il y avait une fois T1 : Acte 1 (0), bd chez Delcourt de Robert, Ricaud, Lorien
  • Notre note Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

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    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

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    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Delcourt édition 2007

L'histoire :

Comme le réclame la tradition, à la naissance de la princesse Aurora, tout ce que le royaume compte de fées se penche sur le berceau pour attribuer au nourrisson un don particulier. Sous le regard vigilant de la grosse fée matronesse, untelle lui délivre le don de beauté, l’autre celui d’avoir une belle voix… Tout cela gave passablement la fée Artémis qui décide au dernier moment d’innover : elle confère au bébé le don… d’intelligence ! Stupeur et courroux dans le palais ! Ce n’est pas un don, c’est une malédiction ! En effet, comment une fille intelligente peut-elle espérer trouver un époux ?! Sur le champ, Artémis est bannie du cercle des fées, avec un sort d’éloignement par-dessus le marché, qui l’empêche à tout jamais d’approcher la princesse Aurora. De retour dans ses pénates, elle s’aperçoit– ô comble du désespoir – qu’elle a en outre perdu sa « pierre de fée » dans le berceau ! Or, c’est dans ce joyau particulier que chaque fée puise son pouvoir. Avec l’aide d’un sorcier transformé en grenouille et de son chat parlant Apollo, elle part donc à l’académie de magie pour y chaparder quelques sources utiles de magie…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

La mode est à la parodie des comptes de fées : après Shrek au cinéma et l’excellentissime Garulfo au sein de la même collection, deux jeunes auteurs féminins mettent en commun leurs talents pour se frotter à l’exercice. Tout commence de manière très engageante : à lecture du résumé ci-dessus, le « pitch » du scénario parait d’emblée charmant. Les ressorts humoristiques ne sont certes pas nouveaux, mais ils fonctionnent plutôt pas mal, tout en restant bon enfant. Au fil des pages, l’enthousiasme s’érode pourtant… On regrette notamment que le récit empile de manière un peu systématique les principaux schémas du genre, sans parvenir à s’en affranchir totalement (comme le faisait si bien Garulfo). Un départ très Belle au bois dormant (le coup des dons) enchaine sur une transition de Petit chaperon rouge, puis un zest de Blanche neige (le miroir magique et la méchante reine) et le cliffhanger final semble préparer, pour le prochain et dernier tome, une pincée d’Alice au pays des merveilles. Ce catalogue de bribes de contes de fée, agglomérés en un seul compte géant, semble être l‘objectif narratif poursuivi par la scénariste Caroline Robert. Au dessin, en direct du Japon où elle réside, la dessinatrice Hélène Ricaud accorde le décorum idoine à l’ensemble : ses personnages évoluent dans des robes et des tuniques élancées, au sein de décors flamboyants. Les phylactères dans lesquels s’expriment les fées s’envolent en moult circonvolutions, à la mesure de leur voies harmonieuses... Ce coup de patte plutôt sympa, qui n’hésite pas à emprunter parfois au manga, laisse néanmoins encore une certaine marge de progrès (cf. les yeux). Notamment, pourquoi les pupilles des personnages sont-elles aussi « platement » colorées ? Un œil de fée, ça doit pétiller, nom d’une licorne !

voir la fiche officielle ISBN 9782847891140