parution 01 septembre 2007  éditeur Delcourt  collection Hors collection
 Public ado / adulte  Thème Thriller, Policier

Les garde-fous

Un tueur en série menacerait de commettre son dernier crime dans la demeure moderne, spacieuse et isolée, d'un richissime éditeur. Tension maximum et bijou graphique : du grand Bézian !


Les garde-fous, bd chez Delcourt de Bézian
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Yellow Star Yellow Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Yellow Star Yellow Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Delcourt édition 2007

L'histoire :

A n’en pas douter, lorsqu’on entre pour la première fois dans leur superbe demeure, spacieuse et moderne au bord d’un lac, on en déduit que Boris et Alice Lentz sont de vrais riches. Ils sont en effet à la tête d’une maison d’édition qui a le vent en poupe : Point de fuite. Ils fêtent d’ailleurs ce soir la sortie du dernier roman de Magda Mekenheim, le best-seller Les âmes rouges. Escortés en barque, les nombreux invités flagornent l’écrivain pour comprendre ses secrets… « Je lis les faits divers », répond-elle. Elle s’intéresse notamment au tueur en série surnommé « Boone » qui dépèce monstrueusement ses victimes dans diverses grandes villes européennes. Au milieu de la soirée, Boris Lentz est dérangé par un visiteur imprévu. L’inspecteur de police Fédor Fix lui apprend que d’après les recoupements de la police, il y a de fortes chances que lui ou sa femme soient les prochaines victimes du tueur Boone. L’incroyable correspondance qu’il adresse régulièrement aux autorités indique presque l’emplacement de cette demeure isolée, perdue dans une forêt dense, cadre idéal de son dernier crime programmé…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

J’en vois quelques uns qui se lèchent les babines par avance… Car oui, un Bézian c’est toujours une pépite ! Dans ce one-shot patiemment mûri, l’auteur ne faillit pas à sa réputation. Ce thriller torturé et brillamment échafaudé, en huis-clos, nous parle en effet d’une masse considérable de choses. Paradoxalement, on est plus enfermé dehors, par cette forêt lugubre et sombre et ce manque d’horizon, que dedans, à l’intérieur de cette demeure moderne et ultra-spacieuse, dépouillée de toute déco superflue. Cet espace est le fantasme architectural de nantis qui se sont autorisés des raffinements aberrants (les écrans géants qui sortent des murs !). Pour les besoins de son récit, Frédéric Bézian a demandé à son frère Olivier, architecte, de lui créer les plans de cette maison, personnage inquiétant à part entière. Dans ce cadre austère idoine, en permanence strié de lignes droites verticales ou horizontales, Bézian anime une galerie de personnages qui apparaissent comme autant de fausses pistes. Aux frontière du sordide, les tensions sont palpables, le suspens admirablement géré. Cela est en grande partie du au dessin, qui risque certes de rebuter les amateurs de courbes plus « classiques »… Erreur, grave erreur ! Car ces encrages austères, ces cases parfois dépouillées, ces droites épurées et froides participent pleinement au sentiment de claustrophobie. La colorisation à base d’aplats ternes et osés (rarement plus de 3 teintes par planche !) renforce elle aussi l’atmosphère glauque et décalée. Jouissif, les dialogues sont cyniques, aussi bien dans les répliques jaillissant de la soirée mondaine, que des joutes verbales que se livrent l’éditeur et le flic, qui comblent encore le malaise… Et le titre s’impose de lui-même ! Au final, la démonstration est limpide et magistrale. Une vraie baffe !

voir la fiche officielle ISBN 9782756006291