parution 04 mars 2009  éditeur Delcourt  collection Jeunesse
 Public enfant / ado  Thème Heroic-fantasy, Humour

Les Légendaires – cycle Cycle d'Anathos, T10

La marque du destin

Coupable d'un moment d'égarement, Shimy a été choisie pour être la réincarnation du dieu Anathos, créateur de l'enfer et destructeur annoncé du monde... Suite d'un cycle charnière, l'aventure la plus « terrible » jamais réalisée !


Les Légendaires – cycle Cycle d'Anathos, T10 : La marque du destin (0), bd chez Delcourt de Sobral
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Delcourt édition 2009

L'histoire :

Les aventures extraordinaires de Korbo l’archéologue aventurier, tel était le titre du livre de chevet de Razzia dans sa jeunesse. Cette « ânerie » (sic.) romancée lui valait les moqueries à la récré de ses camarades, et les brimades du « terrible » gang des Golden Skulls – alias les Crânes dorés. Heureusement, Razzia qui était alors loin d’être aussi fort et brave qu’il le deviendra, avait sa sœur Sheyla pour le protéger. Sheyla doutait pourtant elle-même de ce faible frère. Mais comment pouvait-elle imaginer qu’il incarnerait un jour effectivement le « terrible » Korbo, amant de Ténébris ? (…) Passagers du vaisseau du capitaine Olbatar, les Légendaires sont pris à partie par les éléments. Une tempête « terrible » menace de submerger le navire. A son bord, Shimy a souhaité être attachée. La marque qu’elle porte sur son front est celle du dieu Anathos. Lorsqu’elle avait 16ans, lors de sa cérémonie de passage à l’âge élémentaire – la « Karysal » - l’elfe a succombé au charme du dieu d’outre-tombe lui promettant un pouvoir absolu. De fait, ce pouvoir elle l’aura mais elle ne sera plus mettre de son corps qu’occupera, très bientôt, le dieu réincarné… D’abord compréhensif envers son amie, Danaël fulmine contre son égarement coupable. Le sort du monde est en jeu ! D’un coup, le bateau décolle. Dans un faisceau lumineux, le dieu apparaît au-dessus de nos compagnons. Il tonne et prépare sa réincarnation. Shimy est emportée. Nul ne peut s’y opposer. Tous sont impuissants. Quand Danaël, titillant l’orgueil divin, obtient miraculeusement un répit de 24h ! D’ici 24h, les Légendaires devront accoucher d’un plan afin de vaincre Anathos, de conjurer la malédiction de la marque du destin, sous peine du pire…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

« Terrible ! ». Ce mot placé dans la bouche de Danaël n’a jamais été aussi signifiant. Jamais les Légendaires n’avaient connu pareille issue, pareille déconvenue. Non au niveau du résultat mais au regard de l’intrigue. Oui vraiment, « terrible » ! Alors que La marque du destin s’ouvre sur les remords éternels de Razzia, feu le « terrible » Korbo amant de Ténébris, sur le coupable égarement de Shimy l’espace d’un instant, sur son affaiblissement qui mine Gryf, etc. c’est à Danaël, le héros capitaine, qu’est réservé le coup de théâtre final d’un album placé sous le sceau du « terrible » dieu Anathos en passe de se réincarner. « Terrible !», tout simplement… Deuxième volet – mais non dernier - du cycle d’Anathos, cette dixième aventure des Légendaires réussira à convaincre ceux qui doutaient il y a encore peu de l’inclinaison scénaristique choisie par Patrick Sobral, ou les perdra complètement (...). L’auteur choisit en effet de pousser la logique retenue jusqu’à la lie : jamais, répétons-le, une aventure n’avait été aussi « terrible » ! Graphiquement, dynamisme et puissance du trait font écho à la fureur destructrice évoquée. Rien n’est épargné. Comme à l’habitude, Sobral emprunte allègrement à ses références explicites – Saint Seya bien sûr, ou encore DBZ avec la fusion réalisée de Darkhell et Elysio, et bien d’autres (Albator alias Captain Harlock signé Leiji Matsumoto…). La liberté de ton adoptée détonne en comparaison de la production jeunesse franco-belge traditionnelle, se rapprochant de celle qui prévaut au Japon. Ne le cachons pas, certains parents regretteront peut-être la réelle violence figurée (…). Néanmoins, plusieurs niveaux de lecture sont offerts à un lectorat croissant : les plus jeunes savoureront au premier degré ce qu’une génération de trentenaires (et plus) appréciera au second – notamment, par exemple, la scène d’un romantisme absolue, presque « cul-cul », des baisers (oui, oui !) de nos couples chevaleresques… Sorti d’un « carcan » qu’il n’avait pas expressément choisi au départ (cf. interview), Patrick Sobral s’éclate sur une série dont il maîtrise pleinement les contours et la destinée. A la surprise et pour le bonheur de lecteurs demandeurs. A noter qu’un poster est offert avec ce tome. A suivre dans Versus inferno

voir la fiche officielle ISBN 9782756015880