parution 01 avril 2007  éditeur Delcourt  collection Shampooing
 Public ado / adulte  Thème Humour

Poco-Woki

Prince des chasseurs

Parti pour une journée de chasse, l'indien Poco Woki rencontre en chemin un ours, un saumon, un shérif et mille aventures absurdes et linéaires. Un petit délire qui passe à côté de sa puissance loufoque.


Poco-Woki : Prince des chasseurs (0), bd chez Delcourt de Tofépi
  • Notre note Grey Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Grey Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Delcourt édition 2007

L'histoire :

L’indien Poco Woki, « prince des chasseurs », laisse un mot dans son tipi à l’attention de sa squaw : il est parti chasser. En effet, arc armé et bandé devant lui, il avance à travers la plaine, prêt à tirer sur le premier gibier venu. Imperturbable, il traverse tout droit un cours d’eau et ressort de l’autre côté avec un saumon au bout se flèche. Or, un ours se dresse devant lui à ce moment là. Grrraou ! Poco Woki tire en urgence, donc avec le saumon. Forcément, ça part n’importe où, en l’air, et c’est l’ours qui ramasse le poisson. Le plantigrade a alors l’idée d’utiliser la flèche pour faire du feu, en la frottant entre ses mains contre un morceau de bois, afin de faire cuire ce met délicieux. Comprenant que l’ours n’a pas l’air bien méchant, et que la nuit descend, Poco Woki décide de l’aider. Il sort son briquet pour éclairer l’ours, tandis qu’il est occupé à faire démarrer son feu… Or il y a belle lurette que le saumon a pris ses nageoires à son cou pour regagner son fleuve. Pendant ce temps, Bee Bee, épouse de Poco Woki, commence à s’inquiéter pour son époux. Elle part à sa recherche, non sans avoir enfilé auparavant son costume de justicière Super-Squaw et enfourché sa mobylette toute pourrie…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

A partir du gag du briquet (cf. ci-dessus), dont le côté éculé laisse espérer un énième degré jubilatoire, on pense que cette aventure loufoque va rivaliser du côté du célèbre Pifou, dont le sens de la chute imprévisible et débile est zygomatique à souhait. Le dessin est en effet tout aussi simple, pour ne pas dire simpliste, et côté scénario, ça déchire grave ! Pas besoin d’avoir fait hypokhâgne pour piger les aventures très linéaires de cet indien, néanmoins mis en scène à la manière des « récits chorale ». Tout démarre lors d’une journée de chasse, puis la rencontre avec un ours, un saumon, des marmottes, un corbeau terroriste, un shérif, un indien escroc… et ça part en vrille, jusque très haut dans la stratosphère de l’absurde et du non-sens… là où Bee-Bee la super-squaw construit un avion Concorde blanc, pardon, bleu, pour rattraper un zeppelin baudruche en forme de drakkar. Hélas, ce petit ouvrage souple ressemble furieusement à un délire d’étudiant pour un fanzine local. L’auteur Tofépi est d’ailleurs le cofondateur du collectif rennais « Les taupes de l’Espace » (tout un programme). Il livre cette aventure au rythme régulier de 12 cases par page à l’exception de quelques planches géantes et titrées, signifiant les débuts des chapitres. En général, la narration est très visuelle et s’effectue à l’aide d’onomatopées imagées. Mais pas forcément : quand le besoin s’en fait sentir et que l’histoire se complexifie (attention aux migraines), Tofépi a recours aux dialogues écris. Dommage qu’il n’ait pas respecté sa démarche initiale jusqu’au bout. Bref, c’est rigolo, c’est sympa comme tout, mais ça finit par lasser tout de même et ça ne laisse pas un souvenir impérissable…

voir la fiche officielle ISBN 9782756006314