parution 23 avril 2014  éditeur Delcourt  Public ado / adulte  Thème Chronique sociale, Gastronomie

Premières vendanges

Arthur, Caro, Inès et Laetitia vendangent sur le domaine de Mercurey : labeur harassant en journée, beuveries en soirée et dragouilles en prime… Une chronique sentimentale et culturelle réussie !


Premières vendanges, bd chez Delcourt de Wandrille, Nalin
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

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    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Delcourt édition 2014

L'histoire :

Caroline et deux frangins, Bart et Arthur, font route ensemble vers le petit village de Mercurey, où ils s’apprêtent à participer aux vendanges pour un vigneron. C’est la première fois pour Bart, mais Caro et Arthur sont ravis de retrouver cette ambiance festive et travailleuse qu’ils avaient tant appréciée les années précédentes. A l’arrivée, Caro monte s’installer dans le dortoir des filles avec ses potesses Inès et Laetitia – elle évite ainsi la grenouille de bénitier Marie-Emmanuelle. Dès le premier soir, le vin coule à flot dans le réfectoire. Les filles font déjà un classement des mecs les plus canons. Bien que fiancée à un certain Eric, la sexy Inès commence son numéro de charme – elle sera d’ailleurs élue « Reine des vendanges ». Le lendemain, à 6 heures pétantes, tout le monde soit se mettre à l’œuvre. Nombreux sont ceux qui courent aux hottes, car porteur est le job le plus peinard. Pour les autres, c’est seaux et sécateurs. Chacun dans une rangée, le « cul à l’air », on coupe, on remplit les seaux, on appelle le porteur. Rapidement Inès a le dos brisé. Un vieil habitué lui donne la technique : s’asseoir sur son seau. Dès l’après-midi, Caro réclame la « ballonge » à Erwann, le jeune et autoritaire patron, qui lui refuse car cela gâche trop de raisin en raison des pitreries. Car la ballonge est une cuve géante qui passe entre les rangées et dans laquelle les porteurs vident leurs hottes pleines… souvent sur la tête des cueilleurs qu’on a mis dedans !

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

A la fois blogueur, éditeur, auteur, comédien et organisateur de festivals, Wandrille nous revient aujourd’hui avec une BD « classique » en one-shot, au titre on ne peut plus explicite. En effet, lui et Anne-Lise Nalin au dessin nous font vivre de l’intérieur une quinzaine de vendanges, aux côtés d’une poignée de jeunes gens d’une vingtaine d’années... donc par définition plus enclins à faire la fête qu’à couper des grappes en série. Sans que ça ne tourne jamais au catalogue, tout y est : le travail harassant en journée, les différents postes exigés par cette activité, la vie en collectivité, les fêtes avinées le soir, les rituels, les bizuts, les dégustations, sans oublier… les relations amicales et sentimentales. Car en parallèle de l’ouverture culturelle et maraîchère, les auteurs s’intéressent aussi aux amourettes : Inès allume-t-elle Kevin alors qu’elle est fiancée ? Eric va-t-il en emballer une et laquelle ? Et sinon, quid des sentiments de Caro ? De ce côté aussi, le scénario est habile et réaliste, sans jamais forcer le sensationnel et sans jamais succomber à la si tentante « scène de baise » (en général, ça fait toujours un pourcentage de lecteurs en plus). En outre, les dialogues djeunz contemporains sonnent justes et les couples de fins sont inattendus. Pour son premier album, Nalin parvient à mettre en place une griffe personnelle et régulière, un dessin semi-réaliste sans fioriture, légèrement mâtiné de style manga, avec juste ce qu’il faut de spontanéité pour que ce ne soit pas trop lisse. Le lecteur sort de cette chronique sociale attaché aux protagonistes et en ayant eu le sentiment de participer à la quinzaine, mais sans s’être briser les reins. A découvrir avec une bonne boutoche de pinard à côté.

voir la fiche officielle ISBN 9782756040424