parution 22 août 2018  éditeur Des ronds dans l'O  Public ado / adulte  Thème Roman graphique

La Diagonale des jours

Malgré les centaines de kilomètres qui les séparent, Edmond Baudouin et Tanguy Dohollau correspondent en donnant leurs réflexions sur le monde qui les entoure. Profond et engagé !


La Diagonale des jours, bd chez Des ronds dans l'O de Baudoin, Dohollau
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Des ronds dans l'O édition 2018

L'histoire :

Côtes d'Armor, le 2 novembre 1992. Tanguy écrit à Edmond Baudouin : il vient de lire Big Sur et Satori à Paris de Jack Kerouac. Le 21 août 1960, Jack Kerouac est face à l'Océan Pacifique, le roi des beatniks loge à proximité dans une cabane isolée. Après 3 semaines de solitude, Kerouac rejoint San Francisco. Cinq ans plus tard, il part en France, Paris, puis Saint-Brieuc, sur la terre de ses lointains ancêtres... où il aura une sorte d'illumination.
Nice, 22 décembre 1992, Edmond Baudouin répond à Tanguy. Il n'a pas lu Kerouac, mais il s'interroge. Il pense à la statue de Giacometti qui regarde la mer Méditerranée depuis le musée Picasso d'Antibes. Juste en bas, Nicolas de Staël s'est écrasé, après s'être jeté de chez lui.
1993. Tanguy a fait un rêve et s'est réveillé. Il voit les villes martyres et les camps de concentration de Bosnie. Il pense à l'un des derniers tableaux de Nicolas de Staël où l'on voit un groupe de mouettes ou de goélands. Libre, libre, mais comment l'injustifiable peut-il être justifié ?

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

D'emblée, le titre interpelle : il fait une référence-digression directe au film La diagonale des fous ou au trail de l'extrême qui traverse l'île de la Réunion de part en part. Il pose l'idée d'un correspondance dessinée entre deux auteurs situés de part et d'autre de l'hexagone. L'iconoclaste Edmond Baudouin crèche en effet à Nice ; tandis que Tanguy Dohollau vit à Saint-Brieuc. C'est une véritable partie de ping-pong épistolaire et graphique qui s'est opéré pendant 26 ans, avec des pauses. Ils s'interrogent ainsi sur la guerre de Yougoslavie en 1992 et sur l'arrivée des migrants syriens en 2018, qui traversent les montagnes. Ils parlent de l'amour, des hommes, des femmes, de la vie, des vies qui s'animent autour d'eux, du temps qui passe, inexorablement, avec une délicatesse tant dans leurs traits que dans leurs propos... Jusqu'à ce qu'ils se rencontrent, en chair et en os, en vrai. Et il y a la mer, celle qui transporte les humains de par le monde. Une belle aventure humaine, empreinte de poésie, qui rappelle les correspondances épistolaires des écrivains et des artistes de jadis.

voir la fiche officielle ISBN 9782374180557