parution 07 septembre 2012  éditeur Dupuis  collection Aire libre
 Public ado / adulte  Thème Thriller

La Grande odalisque

Un duo de cambrioleuses recrute une troisième comparse pour dérober un tableau du Louvre. Un délire d'action et de « genre », à 3 mains, bourré d’humour décomplexé, au style graphique parfois minimaliste…


La Grande odalisque, bd chez Dupuis de Ruppert, Vivès, Mulot, Merlet
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Dupuis édition 2012

L'histoire :

Durant sa ronde de nuit au musée d’Orsay, le gardien s’aperçoit que la verrière de la grande galerie est anormalement entrouverte. Au PC sécurité, personne ne répond. Alors qu’il commence à comprendre ce qui est en train de se dérouler, une silhouette s’abat sur le malheureux et l’assomme. Carole, la cambrioleuse, au téléphone avec sa complice Alex, se trouve devant la célèbre toile d’Edouard Manet, Le déjeuner sur l’herbe, qu’elle doit dérober. Or Alex est davantage préoccupée par le texto qu’elle a reçu, lui annonçant qu’elle vient de se faire larguer. Malgré l’intervention des forces de police, Carole, la toile sous le bras, s’en sortira seule, sans trop de dommage. Elle reste toutefois quelque peu échaudée par l’attitude désinvolte de sa binôme, d'ordinaire plus fiable. Ravi par ce succès, Durieux, leur commanditaire, propose à Carole une nouvelle grosse affaire : voler un tableau d’Ingres, au musée du Louvre : La grande Odalisque. Pour cette mission à hauts risques, le recrutement d’une troisième coéquipière s’avère indispensable. Mais il leur faut aussi un armement plus lourd, qu'elles obtiendront d'un mexicain expatrié en raison de quelques démêlées avec les narcotrafiquants...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Avec ce one-shot , la prestigieuse collection Air Libre ouvre ses portes à 3 jeunes auteurs montants de la BD indépendante. Pour cette histoire, Bastien Vivès et le binôme Ruppert et Mulot se sont entre autre inspirés du dessin animé japonais Cat’s eyes qui a du marquer leur enfance (pas si éloignée !). Les clins d’œil à ce trio de voleuses romantiques sont nombreux, mêlant action, humour et une dose décalée de sentimentalisme. Toutefois les références s’arrêtent là, car ces 3 filles ont des mœurs carrément libérées, n’ont aucun scrupule à l’égard du trafic de drogue, de l'usage de la violence, et n’hésitent pas à faire parler la poudre avec des armes lourdes. Les scènes d’action, comme les cambriolages ou les courses-poursuites avec les forces de l’ordre, sont spectaculaires, versant parfois dans le grand-guignolesque ultime (une poursuite en moto dans les couloirs du Louvre). Ce parti-pris décomplexé et culotté participe évidement de l'humour, option série Z. Dans cet ouvrage à 3 mains – Vivès s’étant vu confier le dessin des personnages principaux – le trait fin est minimaliste, voire simpliste, manquant souvent de précisions. Ce type d’exercice, où chacun se répartit une partie du dessin, ne contraindrait-il pas les auteurs à renoncer à leur patte personnelle ? Le style se fait ici malheureusement assez insipide. Certaines scènes d’action, pourtant justes dans les postures globales, donnent le sentiment d’être figées et l’absence d’expression sur le visage des personnages renforce encore cette perception. Les couleurs d’Isabelle Merlet sont quant à elles soignées et tout à fait plaisantes.

voir la fiche officielle ISBN 9782800155739