parution 05 janvier 2011  éditeur Futuropolis  Public ado / adulte  Thème Aventure - Action

Au nom du fils T1

Un ouvrier part dans la jungle colombienne pour y chercher son fils, kidnappé par les FARC. Première partie d’un voyage quasi introspectif sur l’éducation, l’amour paternel et la conception du monde…


 Au nom du fils T1, bd chez Futuropolis de Perrotin, Belin
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Yellow Star Yellow Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

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    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

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    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

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    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Futuropolis édition 2011

L'histoire :

Michel Garandeau, ouvrier sur un chantier naval, apprend à la radio, lors d’une pause déjeuner, que les FARC ont enlevé un groupe de 7 étrangers sur le site précolombien de Ciudad Perdida. Une suée lui parcourt la tempe : son fils Etienne de 23 ans est justement en voyage là-bas. De retour chez lui, ça ne manque pas : les journalistes font le siège de son domicile. Etienne fait effectivement partie des kidnappés. Un coup de fil du ministère des affaires étrangères confirme ses craintes : ils ne lui diront pas grand-chose de plus que ce qu’en disent les médias. En outre, il n’a aucune confiance dans ces autorités là, qu’il estime incompétentes, pour tirer son fils des griffes de la junte. Il décide donc d’aller le chercher lui-même. Il ne sait ni où, ni comment, surtout qu’il n’a jamais voyagé et qu’il ne parle pas un mot d’espagnol, mais il faut qu’il y aille, en dépit des contestations de sa femme. Dans l’avion, il débute l’écriture d’un carnet de bord, pour elle. Il y relate son sentiment d’incompréhension face à ce voyage d’Etienne. Le jeune homme venait de finir ses études et pouvait pourtant débuter une belle carrière. Mais le souvenir du Tintin et le temple du soleil, qu’il avait lu des centaines de fois étant môme, l’avait comme attiré en Amérique du sud…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

L’intrigue de ce nouveau diptyque est certes axée sur l’angoisse d’un père, suscitée par le kidnapping de son fiston un peu trop baroudeur… Mais le propos de cette histoire n’est pas exactement tourné vers le suspens ou le thriller d’espionnage. Ici, en marge de son inquiétude, le père simple ouvrier se pose surtout des questions sur l’éducation qu’il s’est appliqué à proférer à son fiston. Il se contraint de voyager dans un pays qu’il ne connaît pas, à se frotter à un langage méconnu ; il découvre une autre facette du monde et comprend qu’il a passé sa vie à ne le regarder qu’à travers une seule direction de sa petite lorgnette personnelle. Ses investigations passent par des états psychologiques divers et naturels : colère, culpabilité, révolte, respect… Ces considérations ne sont jamais pesantes et offre subtilement au lecteur de remettre en question ses propres certitudes. Cette première partie de diptyque s’engloutit d’autant plus goulument, que la quête du père progresse de manière régulière, en plus de faire voir du pays. Le scénariste Serge Perrotin a vraiment réussi son coup, quand bien même le dessin de l’autodidacte Clément Belin paraitrait un peu brut aux lecteurs peu versé dans la « nouvelle BD ». L’auteur joue parfois aux frontières du carnet de voyage dessiné (son premier métier est la marine marchande), avec une voix off sur des scènes de la vie ordinaire colombienne. Complété par une colorisation grise kaki, très terne, son style graphique se révèle pourtant agréable à suivre et adapté à ces pérégrinations paternelles.

voir la fiche officielle ISBN 9782754803038