parution 20 août 2015  éditeur Futuropolis  Public ado / adulte  Thème Historique

La Dame à la licorne

La Dame à la licorne est revisitée par 16 étudiants de l’école Estienne qui expriment ce que cette tapisserie du XVème siècle leur évoque, vue du XXIème siècle. Une œuvre scolaire pour une œuvre d’art.


La Dame à la licorne, bd chez Futuropolis de Collectif
  • Notre note Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Futuropolis édition 2015

L'histoire :

Introduction – Mon seul désir, sixième et dernière représentation, la plus énigmatique aussi.
La Dame est réveillée par une drôle d’odeur. Elle tourne la tête et s’aperçoit que la Licorne est toujours à ses côtés, dans le lit où ils ont passé une nuit torride. Alors qu’elle exprime sa satisfaction qu’il ne se soit pas évanoui dans la nuit, il lui rappelle de prendre la pilule du lendemain. Elle se sert dans la coupelle près du lit, qui en contient de nombreuses… Beurk, c’est amer. Ils tiennent une bonne gueule de bois tous les deux, ce qui ne manque pas de rappeler à la Dame qu’elle est affreuse avec cette coupe de merde. Le Lion, qui rentre à point nommé avec la crinière fraîchement tondue par le nouveau coiffeur du village, lui conseille chaudement de s’y rendre. Elle lui demande si ce n’est pas plutôt un salon de toilettage, son affaire. Mais non c’est mixte : animaux, humains. « Et pour les monstres ? » s’enquiert la Licorne. Ça marche aussi, d’autant qu’il a un sacré épi sur la tête, charrie le Lion. La Dame pouffe. Elle enfile une robe et se rend avec ses amis au salon de coiffure, ce qui mène à la représentation bien connue où la coiffeuse tendant une cassette, demande à la Dame de payer d’avance. Celle-ci s’excuse de n’avoir que de la ferraille, tout en pensant qu’elle prend bien cher, la naine !
Maman – Sophie est en train de dessiner tranquillement, quand Papa lui demande si elle veut en faire son métier. Elle répond que non, elle veut être Dame à la Licorne. Cette idée amuse Maman qui demande à sa fille d’arrêter de dire des bêtises. Elle sera coiffeuse, comme elle. Sophie aperçoit alors la Licorne par la fenêtre et, bien sûr, ses parents n’y prêtent pas attention. Il est temps de passer à table. « Et va te laver les mains » lui demande sa mère. Sophie n’a pas faim, elle préfère sortir à la recherche du fabuleux animal.

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Basé sur une initiative du musée de Cluny, l’école Estienne et des éditions Futuropolis, et réalisé par 16 étudiants du neuvième art avec leur parrain Émile Bravo, cet album offre à la Dame à la Licorne une nouvelle jeunesse, par les libres interprétations de ces jeunes talents en devenir. Pour rappel, la Dame à la licorne est une série de 6 tapisseries tissées en 1500 par un artiste longtemps demeuré inconnu, une figure allégorique par excellence. Inévitablement, dans ce genre d’ouvrage compilé, le résultat est inégal. La créativité porte néanmoins l’ensemble en donnant une vision très variée d’un sujet appartenant à l’inconscient collectif. Globalement, c’est visuellement décevant, souvent posé sans perspectives, avec des sentiments de déjà-vu (feu Fred par Adèle Verlinden, par exemple) ou de dessin immature (Laura Bertrand), gages du manque d’expérience inhérent aux étudiants, certes. La bonne surprise, graphiquement parlant, vient de Louise Smith, avec une technique maitrisée qui a une vraie personnalité. D’autres travaux, comme ceux de Zéphyr, Éloïse Chochois, Maxime Sabourin ou Léopold Prudon ont un intérêt bédien qui compense la faiblesse des autres, pour ce qui est de la part du dessin. La rupture est souvent énorme entre le modèle et le résultat, comme si, pour certains auteurs, le sujet n’était que prétexte à exploiter une idée scénaristique. A ce niveau, ça va de la démystification totale avec Ariane Hugues ou Guillaume Laugé, à l’absurde brut de décoffrage des conférences du Lundi de Martin Martinie, en passant par des paraboles plus subtiles comme Amour courtois de Louise Smith ou Maman Kajika Aki Ferrazzini, qui sont des créations simples et en même temps le fleuron de cette compilation. L’ensemble est ponctué par une présentation historique de la Dame à la Licorne, qui permettra aux néophytes en la matière de faire connaissance avec le chef d’œuvre. La présentation cossue et bien finie donne à cet album un look de livre d’Histoire, à juste titre car, même après 500 ans, c’est bien l’histoire de l’art qui continue de s’écrire pour La Dame à la Licorne.

voir la fiche officielle ISBN 9782754810937