parution 01 mai 2008  éditeur Glénat  collection Grafica
 Public ado / adulte  Thème Anticipation, Mondes décalés, Thriller

Uchronie[s] – Saison 1, T1

New York 1

A 20 ans, Jonathan se réveille d’un coma de 10 ans. Tandis qu’on le rééduque à tout, il rêve qu’il s’appelle Zack Kosinski. Début de la 3e uchronie parallèle (celle dessiné par Defali) d’une série utopique toujours nébuleuse…


 Uchronie[s] – Saison 1, T1 : New York 1 (0), bd chez Glénat de Corbeyran, Defali, Hédon
  • Notre note Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Grey Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Glénat édition 2008

L'histoire :

A contrecœur, à la demande du scientifique Charles Kosinski aux abois, le docteur Miller fait une injection au fils de ce dernier, Zack, âgé de 10 ans, qui le plonge dans un profond coma. La seconde injection, également exigée par Charles pour lui-même, vient mettre fin à ses jours : les mains gravement blessées, il ne peut se suicider lui-même. 10 ans plus tard, Zack se réveille seul et alité dans un hôpital. Il tente de se lever et s’écroule. Une belle et gentille infirmière métis, Tia Brown, arrive et l’aide à se relever. Elle lui apprend qu’il s’appelle Jonathan Harper, qu’il a 20 ans, qu’il vient de louper la moitié de sa vie et qu’il n’a plus aucune famille. Les semaines et les mois qui suivent se partagent entre séances de rééducation, de musculation et cours de rattrapage scolaire et culturel. Tia est à chaque instant à ses côtés et une complicité s’installe entre eux. La veille de sa sortie, la directrice de l’hôpital lui remet, conformément à de mystérieuses instructions, les accès à un compte bancaire extraordinairement fourni. Jonathan embauche immédiatement Tia comme infirmière personnelle et tous deux s’installent à New-York. Pourtant Jonathan se pose des questions : il fait le rêve récurrent et très précis de lui, enfant, vendu par ses parents à un gros homme noir. Bizarrement, dans ces rêves, il s’appelle Zack…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Et voilà déjà le troisième opus d’une saga d’anticipation uchronique, vaste projet éditorial très précis dans sa forme et encore bien nébuleux pour le fond. Rappel du premier point : il s’agira de 3 trilogies mises en relief par 3 dessinateurs différents, plus un dixième album en clé de voûte, qui reliera le tout. Quant à expliciter le pitch, les intrigues des trois mises en bouches parallèles restent très sibyllines pour le moment : New Byzance, New Harlem et New York sont une même ville, appartenant à trois réalités différentes. Le personnage central de Zack, prescient (il voit le futur proche), ainsi que les enjeux scientifiques, utopiques et sociaux auxquels il est confronté, demeurent obscurs. Certaines séquences sont transversales (le type qui se fait dézinguer par les flics)… d’autres inédites… Et bien malin celui qui a compris d’emblée le contexte et la mécanique exacts de l’aventure. Revenons à ce tome 1.3 (ou 3.1 ?). Les 3 tomes de cette sous-série New-York seront entièrement dessinés par Djillali Defali, dessinateur fidèle à Eric Corbeyran depuis Asphodèle (+ la loi des douze tables et le syndrôme de Hyde). Defali réitère son style encré très réaliste, chiadé d’un côté et pourtant un peu surfait de l’autre. En effet, si les cadrages, les proportions, les décors sont nickel, ses personnages cabotinent toujours très sérieusement dans des attitudes posées, un peu agaçantes. Mais le plus exaspérant vient du scénario, bourré d’incohérence, même s’il ne se passe pas grand-chose, finalement. Quelques exemples : plongé dans le coma depuis 10 ans, Zack a tout de même des pantoufles au pied de son lit… ; il se réveille et se met à s’exprimer et à raisonner avec la maturité et le vocabulaire d’un adulte… ; il se pose bien des questions majeurs sur sa réalité et son être, mais ne semble pas psychologiquement très atteint… Bref, en dépit du graphisme réaliste, on n’y croit pas une seconde. Espérons que les différents tomes 2 nous feront progresser dans la mécanique uchronique d’ensemble, en recouvrant un peu de vraisemblance…

voir la fiche officielle ISBN 9782723459068