parution 16 mars 2016  éditeur Rue de Sèvres  Public ado / adulte  Thème Guerre

Black sands

En Nouvelle-Guinée, des GI’s de la Seconde Guerre Mondiale sont confrontés à des zombies, résultant d’expériences bactériologiques nippones pour fabriquer un super-guerrier. La jungle des morts-vivants, ou quand l’horreur s’inspire de faits réels…


Black sands, bd chez Rue de Sèvres de Oger, Contis
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

L'histoire :

En juin 1943, en pleine guerre du Pacifique, un sous-marin américain émerge nuitamment au large de la Nouvelle-Guinée. Deux canots pneumatiques gagnent le rivage d’une des îles de l’Archipel Bismarck et déchargent du matériel. L’un des GI’s ouvre alors le feu sur un ennemi japonais solitaire, qui se rue sur lui, désarmé. L’homme est tué, il semblait terrorisé… et les américains vont rapidement comprendre par quoi. Quelques jours plus tard, un cuirassé américain est torpillé par un sous-marin japonais dans la même zone. Les hommes se jettent à l’eau avant que leur bâtiment coule. Mais les japonais mitraillent consciencieusement les survivants. Six d’entre eux parviennent tout de même à se cacher sous la coque d’un canot. Après plusieurs jours de dérive, ils s’échouent sur le rivage de la même petite île où avaient débarqué les GI’s. Ils trouvent les zodiacs et énormément de cadavres, américains et indigènes confondus. Tous ont la cervelle sur le sable. Les GI’s s’enfoncent ensuite dans la jungle, à la recherche de survivants. Ils sont alors attaqués par des soldats comme décérébrés, innombrables et assoiffés de sang : ils attaquent à mains nues, mordent les chairs et ressemblent à… des zombies ! Le groupe s’en sort uniquement en les touchant la tête, à coups de flingues ou de machettes…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Ce one-shot scénarisé par Tiburce Oger, pour le nouveau dessinateur Mathieu Contis, mélange deux genres rarement conjugués ensemble : le récit de guerre et… les zombies ! Tout part pourtant d’une horreur bel et bien authentique, perpétrée par les japonais dans les années 30, qui n’avaient rien à envier au Dr Mengele et aux nazis : les expériences bactériologiques sur des cobayes humains au sein de « l’unité 731 ». L’Histoire a récemment reconnu que ces exactions ont fait dans les 400 000 victimes : des cobayes durant les expériences, des locaux qui devaient se taire, et surtout des victimes des bacilles appartenant aux pires maladies de la Terre, évaporées lors du démantèlement de la base. Si l’Unité 731 titre l’album, Oger prend cependant quelques libertés avec la réalité. Historiquement, la base était installée en Mandchourie et elle inoculait des maladies aux autochtones mongoloïdes ; dans la BD, elle affecte des populations de Nouvelle-Guinée (indigènes et Gi’s confondus) et cherche à fabriquer un super guerrier, résistant à tout et donc au temps. Or, qui cherche l’immortalité trouve le zombie ! C’est ce à quoi sont confrontés nos soldats américains, le caporal Joseph Gregovitkz en tête. Durant 100 planches tout-rond, vous serez ainsi immergés dans la jungle, à la merci de zombies cannibales dont il faut impérativement expulser la cervelle. Ne craignez donc pas les moustiques, ni l’hémoglobine (le CSA recommanderait à partir de 16 ans ?). Sous les crayons semi-réalistes du toulousain Contis, ça gicle, ça mitraille, ça mord, ça déambule avec des corps putréfiés et incomplets… du zombie, quoi. Quelques imperfections « normales » s’agissant d’un premier album (style académique, visages grimaçants, colorisation très sombre), n’empêchent pas de souligner le régulier et joli boulot.

voir la fiche officielle ISBN 9782369810469