parution 01 mars 2017  éditeur Steinkis  Public ado / adulte  Thème Roman graphique

Petit traité d'écologie sauvage

Et si les dirigeants du monde adoptaient la cosmogonie animiste, qui met les animaux et les plantes au même niveau de droits que les humains ? Un recueil d’historiettes absurdes remettant l’homme face à ses réelles responsabilités.


Petit traité d'écologie sauvage, bd chez Steinkis de Pignocchi
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Steinkis édition 2017

L'histoire :

« Les dirigeants de la planète ont décidé d’adopter la vision du monde des indiens d’amazonie. Il est désormais admis que les plantes et les animaux ont une vie intellectuelle et sentimentale similaire à celle des êtres humains. Ils sont, à ce titre, des membres à part entière de la communauté morale ». Ainsi, alors qu’il est route pour son rendez-vous avec Angela, la voiture du Premier Ministre Français écrase un hérisson. Aussitôt, l'homme politique culpabilise et propose de manger la dépouille de l'animal afin de permettre à son âme wakan de retourner auprès de son esprit protecteur. Désormais, il se déplacera uniquement en vélo, ce qui repousse automatiquement son rendez-vous d’environ deux mois. Dans le même esprit, l’assemblée de l’ONU décide d’envoyer une délégation de 28 commissaires pour chanter des « anents » (chants sacrés) d’excuse auprès des rainettes, dont le territoire a été spolié pour la recherche pharmaceutique. Afin de ne pas abimer l’environnement, le déplacement se fera en voilier et en pirogue, ce qui prendra deux années…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Ce Petit traité d’écologie sauvage est un recueil des meilleurs « posts » dessinés par Alessandro Pignocchi sur son blog (baptisé puntish). A travers une succession de dessins à l’aquarelle, cet universitaire, post-doc en sciences cognitives à l’Institut Nicod, s’y amuse à une forme d’humour décalé et absurde. En 2016, Pignocchi était déjà l’auteur du carnet de voyage Anent, en lien avec les études de l’anthropologue Philippe Descola, puis avec son immersion chez les indiens achuars d’Amazonie. Pétri par cette vision écologique et humaniste, il imagine cette fois que les dirigeants du monde et les politiciens ont adopté la cosmogonie animiste des achuars. Et si tout d’un coup, les plantes et les animaux faisaient partie de la communauté morale et que tout ce qu’on leur fait subir devienne moralement inadmissible ? Ainsi, dans ce recueil, Angela Merkel veut échanger un esturgeon contre un stère de bois, et le premier ministre français se laisse-t-il bouffer par un tigre pour mieux être en adéquation avec la nature. Le dessin réalisé à l’aquarelle sans bordures de cases est très chouette, mais il est à 90% répété au sein des séquences (façon Bastien Vives), avec juste les phylactères qui changent pour nourrir le propos. L’idée centrale, quant à elle, remet par divers biais en perspective l’humanité dans sa nature et l’homme « responsable » face à ses réelles responsabilités. Une part de colibri essentielle…

voir la fiche officielle ISBN 9782368461075