parution 26 mars 2010  éditeur Dargaud  Public ado / adulte  Thème Thriller, Policier Graphic Novel

Parker T1

Le chasseur

Tout le monde le croyait mort... Parker est de retour à New York et il compte bien récupérer son fric et se venger des traitres. Un polar noir cinglant, emmené par un gangster féroce et entêté. D'enfer !


 Parker T1 : Le chasseur (0), comics chez Dargaud de Benacquista, Richard Stark, Cooke
  • Notre note Blue Star Blue Star Blue Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Blue Star Blue Star Blue Star Blue Star

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    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

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  • dessin Blue Star Blue Star Blue Star Grey Star

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    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Dargaud édition 2010

L'histoire :

Costume élimé, chaussures usées, un peu crasseux malgré une fière corpulence, la mèche rebelle, le regard glaçant et décidé… Le gangster Parker revient enfin à New York, après avoir vécu l’enfer. Il n’a qu’une idée en tête, se venger de ceux qui l’ont trahi : son associé Mal Resnick et sa propre femme, Lynn. Elle l’a tout de même flingué et ils l’ont laissé pour mort dans une maison en feu, après avoir réussi ensemble un braquage de 90 000 dollars. Parker s’en est tiré par miracle : le métal de son ceinturon a arrêté la balle. Mais il a du faire 6 mois de taule pour vagabondage et traverser les USA d’ouest en est, par ses propres moyens, afin de régler ses comptes. Dans un premier temps, il faut se refaire une santé. Il se confectionne un faux permis de conduire et parvient à obtenir un chéquier dans une banque. Il s’achète un vrai costume, une montre digne de ce nom, une bouteille de vodka et un bon resto. Après une nuit dans un hôtel, il va toquer chez sa femme. Elle est épouvantée de le voir vivant. Epouvantée et dépassée par la situation : elle se suicide aux barbituriques la nuit même. Sans état d’âme, Parker lacère son visage au couteau et abandonne son corps de nuit dans le bosquet d’un square public. Il a un début de plan, grâce au porteur du loyer de Lynn, payé par Resnick. Quelques baffes et il a aussi un nom : Stegman…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Le scénariste Richard Stark, ici au générique de ce comics US, est un pseudonyme de Donald Westlake, le célèbre auteur américain de polars noirs, décédé en 2008. Dans ce premier tome de Parker (sur 4 prévus), on effectue donc logiquement une plongée radicale dans le microcosme déshumanisé du grand banditisme, un biotope qu’affectionne particulièrement le maître, via une trame de vengeance jusqu’au-boutiste emmenée par un personnage charismatique et néanmoins impitoyable. Parker est un gangster professionnel, doublé d’une tête brûlée sans scrupule, sans remord, sans émotion. Quelque part, ce tempérament opiniâtre et énergique rappelle l’Enragé de Baru. Dans les quatre chapitres de ce premier opus, Parker revient, se refait, accomplit son dessein et il va même beaucoup, beaucoup plus loin… L’œuvre est fidèlement traduite par Tonino Benacquista et il fallait bien la patte graphique et l’expertise graphique de Darwyn Cooke, dessinateur de comics très réputé outre Atlantique (il est l'un des meilleurs repreneurs du Spirit de Will Eisner !) pour la mise en scène. Cooke utilise un dessin vif, dynamique, pas toujours immédiatement lisible, mais assurément artistique, qui fait penser aux illustrations de mode des sixties, au regard du style un peu kitsch, de la bichromie exclusive, voire de l’emploi, parfois, de gros grains de tramage. Les cadrages subtils, le découpage moderne peaufinent un ton unique et très efficace. Aux longues séquences muettes et rythmées, succèdent des phases de dialogues incisifs, voire tantôt des pages illustratives accompagnés d’une imposante voix off… qui loucherait vers le roman illustré. Et s’il n’y a pas de bordure de case, c’est sans doute parce que ça énerverait Parker…

voir la fiche officielle ISBN 9782205064728