parution 22 novembre 2015  éditeur Galaxie Comics  Public adulte  Thème Fantastique - Etrange, Guerre Super-héros

Le Coq Gaulois T2

Par le fer et le sang

La suite des aventures de Marcus Dikson alias le Coq Gaulois, héros tricolore des forces armées intervenant aux quatre coins du globe. Du mieux et du moins bien pour une suite qui déçoit encore.


Le Coq Gaulois T2 : Par le fer et le sang (0), comics chez Galaxie Comics de Pelletier
  • Notre note Grey Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Grey Star Grey Star Grey Star Grey Star

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  • dessin Grey Star Grey Star Grey Star Grey Star

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L'histoire :

Le recueil contient plusieurs aventures, parmi lesquelles :
- La menace des profondeurs : de mystérieux véhicules amphibies attaquent les villes côtières de par le monde. Cette armée n'hésite pas à attaquer Arrou City, provoquant l'ire de l'Homme Hibou et du Coq qui se rendent aussitôt sur place pour combattre l'envahisseur. Hélas, les deux héros se font rapidement capturer et sont emmenés au Q.G. des troupes ennemies. À leur grande surprise, la base d'opération ennemie n'est autre que la cité perdue d'Atlantide.
- Opération Pamyat Azova : Dikson devise avec des officiers russes quant à la meilleure manière de faire sauter une base côtière de l'Etat Islamique. L'aviation russe étant a priori occupée ailleurs, Dikson décide de se rendre sur place en chevauchant une torpille et en retenant sa respiration...
- Par le Fer et le Sang : Lydia Bouvier, une journaliste du Arrou Chronicles et alliée du Coq Gaulois, apprend qu'un certain professeur Akmasov, un savant dément qu'elle pensait disparu, serait actif au moyen-orient. Elle se rend sur place et est aussitôt poursuivie par les forces de l'Etat Islamique. Le Coq Gaulois, qui passait par là en jet, la reconnaît et se porte à son secours mais tous deux sont capturés après qu'un jet piloté par un mercenaire russe qui passait là, lui aussi, abat l'appareil du Coq. Le Coq se réveille, prisonnier du professeur Akmasov, savant fou, donc, puisqu'il porte une cape et a mis au point des missiles balistiques ultra-puissant en expérimentant sur des lapins à deux têtes et des fœtus humains. Ou pas. Coup de chance, personne n'a pensé à attacher le prisonnier...
- À la poursuite du diamant rouge : Dans une bijouterie d'Arrou City, un homme emploie un gaz afin de subtiliser un diamant vert gigantesque. Plus loin, sur le port, Lydia Bouvier – devenue blonde – est bousculée par un homme qui s'avère être le voleur précité. Malheureusement, le choc a révélé le diamant – devenu rouge – et le voleur kidnappe la jeune journaliste. L'homme l'embarque de force sur un yacht destiné à emprunter un chenal sur la Loire pour se rendre à Canterbury, en plein milieu de l'Angleterre.

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Voici arriver la suite des aventures du Coq Gaulois, héros national au service de l'armée (et aussi super-héros freelance, au besoin). Des aventures qui avaient commencé sous des mauvaises hospices puisque l'on n'avait été guère séduit par le désordre visuel et narratif du premier tome. Mais qu'en est-il de cette suite ? Tout d'abord, la première chose qui frappe est le choix fait par l'auteur de laisser les aventures du personnage, pour ce tome-ci, en noir et blanc. Force est de constater que le choix est judicieux et donne à l'ensemble un aspect rétro/pulp assez réussi. Seulement voilà, il y a encore plein de choses qui ne collent pas au niveau esthétique. Si, cette fois, l'ensemble est un peu plus harmonieux sur le plan graphique, on a toujours cette impression de décalquage sur des aventures tirées de revues des années 50 à 60. Entre les uniformes, les technologies, les véhicules ou même les coupes de cheveux, on se croirait volontiers plus en 1950 qu'en 2000 (on verra ainsi un groupe assis autour d'un téléviseur, l'écoutant comme s'il s'agissait d'un poste de radio, sans jamais le regarder). Les récits complets sont plus nombreux dans ce tome que dans le précédent, ce qui est une bonne chose, mais manque par exemple à l'appel les conclusions de nombre de récits entamés dans le précédent. Alors que le prochain tome serait a priori le dernier sous la plume de Pascal Pelletier, on peut craindre qu'une bonne partie des histoires entamées dans les deux premiers tomes ne connaissent jamais de conclusion. Enfin, on a du mal à situer le genre dans lequel se place le Coq. Dans un premier temps, ces aventures semblaient vouloir se positionner sur un angle réaliste, faisant intervenir le héros sur des théâtres d'opération militaires authentiques, puis des contes ancestraux sont venus, donnant une atmosphère mystique et ici, nous avons affaire à l'Atlantide et même à une momie. Bref, on ne sait plus vraiment où on en est et le manque cruel de constance et d'homogénéité dans le traitement aussi bien graphique que scénaristique pêche bien trop pour pouvoir recommander ce titre. Il est à noter que sur les quelques 120 pages du recueil, entre les pages faisant la promotion pour certains court-métrages amateurs et les rééditions de deux histoires parues dans le tome précédent (dont un récit complet entier, drôle de concept pour une série intégrale), il reste à peu près 90 pages inédites à se mettre sous la dent ce qui, malgré le caractère débutant de l'entreprise, est un peu difficile à faire passer.