parution 23 août 2018  éditeur Monsieur Toussaint Louverture  Public ado / adulte  Thème Autour du 9ème art, Horreur Graphic Novel

Moi, ce que j'aime, c'est les monstres

Karen rêve d'être un loup garou pour fuir un quotidien qu'elle trouve bien plus horrible et effrayant que les histoires fantastiques. Un roman graphique façon journal intime étonnant et plein de sensibilité : n'ayez pas peur de plonger en vous !


Moi, ce que j'aime, c'est les monstres, comics chez Monsieur Toussaint Louverture de Ferris
  • Notre note Blue Star Blue Star Blue Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Blue Star Blue Star Blue Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

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    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Blue Star Blue Star Blue Star Blue Star

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    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Monsieur Toussaint Louverture édition 2018

L'histoire :

Karen Reyes a dix ans et c'est une fille atypique. Elle déteste les G.E.N.S car elle pense qu'ils l'amèneront à être comme eux : tristes et préoccupés par la vie et ses obligations. Alors Karen se réfugie dans l'imaginaire le plus débridé et le plus fou. À l'école, c'est la seule à avoir marché sur la « marchapouille », une marche sale et maudite qu'il faut absolument éviter. Au moins, comme ça, les autres ont de vraies raisons de l'abandonner ou de la snober ! Elle se fait aussi remarquer lors de la Saint Valentin. Elle crée des lettres de vœux horrifiques et drôles, mais visiblement, elle est la seule à avoir ri sur son travail. À l'occasion, elle dessine des monstres plus effroyables que jamais qui crient leur amour impossible ou s'éventrent le corps pour en sortir le cœur fumant et chaud ! Il faut dire qu'elle aime les monstres et les créatures surnaturelles. Elle croit même que son propre corps s'est transformé et est devenu long, fort et poilu. Serait-elle devenue un loup-garou ? Toujours est-il qu'en rentrant de l'école, une drôle de surprise l'attend. Sa maman est là pour qu'ils aillent manger au restaurant. Arrivées au restaurant, elle finit par lui avouer que la voisine, Anka Silverberg, s'est suicidée. C'est un choc pour Karen car elle voyait Anka tous les matins avant d'aller à l'école. Elle lui donnait même secrètement du pain de seigle en lui promettant de ne pas le répéter. Elle l'avait même vue ce matin et n'avait rien remarqué de particulier. Elle qui pensait que la vie était monotone, voilà un évènement bien inhabituel...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Voici une œuvre étonnante de plus de 400 pages, au papier imitant un cahier avec des lignes bleues et des marges, au style unique. Cette longue histoire (qu'on pourrait presque croire autobiographique) se présente sous la forme d'un journal intime d'une jeune fille assaillie par les difficultés de la vie : trouver des amies, comprendre son frère, accepter les manies de sa mère, faire face à la folie et au désespoir des adultes ... Pour accepter tout cela, elle se crée un imaginaire surnaturel où les monstres sont bien plus engageants que la réalité de la vie. C'est alors un déluge d'apparitions, un hommage aux récits fantastiques et à la Hammer et aux innombrables dessins qui parodient les couvertures de ce genre de récits de l'époque. Même la fille se représente en s'imaginant elle-même en loup-garou avec un corps d'enfant mais un visage de bête. Ce récit étrange est plein de réflexions profondes. La voix off de Karen raconte la vie avec beaucoup de symbolisme et d'humour... un humour noir bien sûr ! Petit à petit, on découvre une sombre histoire policière car la voisine est morte dans des conditions suspectes. C'est alors l'occasion de plonger encore plus profondément dans les méandres de l'âme humaine et mettre en lumière les ténèbres intérieures de chacun. La découverte du passé de cette fameuse voisine est d'ailleurs un des moments les plus forts et dérangeants de l'œuvre. « Moi ce que j'aime, c'est... » le dessin : le style graphique d'Emil Ferris est éblouissant de beauté et de puissance. À mi-chemin entre Robert Crumb et des grands peintres, le dessin est plein d'audace tout en étant ultra réaliste. L'art a une place importante dans l'Histoire et c'est l'occasion de grands moments de bravoure avec des reprises étonnantes de grands tableaux de maîtres. Fascinant, étonnant, émouvant et dérangeant, cet album est le monstre de votre moi profond.

voir la fiche officielle ISBN 9791090724471