parution 21 septembre 2011  éditeur Panini Comics  collection MillarWorld
 Public ado / adulte  Thème Fantastique - Etrange, Super-héros

Nemesis T1

Nemesis, un criminel masqué, multiplie les attentats et les morts tout autour du monde. Peu importe les moyens, pourvu que le sang coule… Un récit prometteur sur le papier (Millar+McNiven) mais qui, une fois en main, se révèle complètement raté.


 Nemesis T1, comics chez Panini Comics de Millar, McNiven, McCaig
  • Notre note Grey Star Grey Star Grey Star Grey Star
  • Scénario Grey Star Grey Star Grey Star Grey Star
  • dessin Blue Star Grey Star Grey Star Grey Star
©Panini Comics édition 2011

L'histoire :

A Tokyo, les forces d’assaut se pressent pour rentrer dans un immeuble. Nemesis, un terroriste masqué et costumé, multiplie depuis plusieurs années des attentats un peu partout dans le monde. Cette fois-ci, il a kidnappé un des plus célèbres inspecteurs japonais et tout indique que lui et sa victime seraient à l’intérieur du bâtiment. Le gangster a donné un ultimatum et a annoncé qu’à 10h35, le policier serait abattu. Les soldats d’élite arrivent, après avoir monté plusieurs étages. Forçant l’entrée, ils découvrent médusés que l’inspecteur n’est pas à l’intérieur mais qu’en lieu et place de l’otage se trouve quantité d’explosifs qui se déclenchent la seconde suivante. Nemesis rit en comprenant que son plan fonctionne une fois encore. Il s’écarte juste de quelques pas et laisse le policier attaché sur une chaise au milieu de rails ferroviaires. Un train se fait alors entendre… Aux USA, le commissaire Morrow fait l’unanimité dans la profession. Il reçoit un jour une carte indiquant qu’il est maintenant la cible de Nemesis. Peu après, ce dernier apparaît sur les écrans de télévision et montre sa nouvelle prise : le Président des États-Unis…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Mark Millar fait partie de ces scénaristes qui ne laissent jamais indifférent ces lecteurs. L’écossais est capable de rendre des copies quasi-parfaites comme sur Ultimates ou des ratages complets comme certains cycles de Ultimate Avengers. L’an passé, Millar avait surpris avec un récit mettant en scène un super héros dans un monde réaliste (Kick Ass) et devant le succès, l’auteur a choisi de créer d’autres titres de façon aussi indépendante. Cela donne Nemesis. Si la couverture rassure avec la reformation du duo Millar-McNiven, les lecteurs risquent de déchanter bien vite. Premier constat, les dessins du canadien sont largement en deçà de ce qu’il produit habituellement. On peine à reconnaître le style de l’illustrateur qui fait plus penser à un croisement improbable entre Leinil Francis Yu et Frank Quitely, mais en très petite forme. Peut être cela vient-il du fait que l’encrage est quasiment inexistant. Certaines séquences d’action font aussi peine à lire, comme la scène de moto… La narration de Millar profite à plein du découpage très cinématographique de McNiven avec ses nombreuses grandes cases. L’écossais voulait faire de Nemesis une sorte de Joker dans la peau d’un Batman. Si cette initiative aurait pu être louable, cela ne marche pas. Le héros est catapulté personnage principal sans qu’on ne sache grand-chose de lui. Millar aime jouer la provocation dans ses albums et là, il surcharge son histoire d’événements sordides et dont l’effet ne fonctionne pas. Malgré les belles promesses initiales, Nemesis, qui est la divinité grecque de la vengeance, ne risque pas de marquer les esprits, si ne n’est comme étant l’un des titres les plus mauvais de l’année. Et dire que certains producteurs souhaitent porter la mini série au cinéma, ou comment prolonger le supplice.

voir la fiche officielle ISBN 9782809420456