Batman – New 52, T1 : La cour des hiboux (0), comics chez Urban Comics de Snyder, Capullo, Glapion, FCO Plascencia, Lee ©Urban Comics édition 2012

Batman – New 52, T1

La cour des hiboux

Des meurtres en série ont lieu à Gotham, ces derniers temps. Leur point commun : une figure de hibou en signature sur les scènes de crime. Une nouvelle série du Dark Knight oppressante, incontournable et déjà culte.

L'histoire : Les termes pour définir Gotham sont nombreux : maudite, damnée, folle, chaotique, désespérante, dangereuse... Dans l'asile d'Arkham, Batman enquête sur un des gardiens qui a tout l'air de tirer profit des lieux. Découvert, il relâche des prisonniers afin de ralentir sa capture. C'est donc à une véritable mutinerie que le Dark Knight doit faire face. Il trouve cependant un allié en la personne du Joker. Tout le monde est surpris en voyant les deux éternels ennemis faire front commun. Peu après, la situation retrouve son calme. Dick Grayson enlève le masque du bouffon et rejoint alors Batman au quartier général. Le soir suivant, Bruce Wayne présente à une salle conquise ses projets d'aménagement pour Gotham. Durant la soirée, il intercepte un appel destiné au commissaire Gordon. Un crime a été commis. Bruce s'éclipse et se rend sur les lieux. Là-bas, la victime est un parfait inconnu qui a été torturé pendant plusieurs jours. Son corps est perforé à plusieurs endroits, par des couteaux similaires à ceux des lanceurs professionnels. Etrangement, sur chaque lame figure le dessin d'un hibou...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :  Les œuvres phares autour de Batman ne manquent pas. Les plus grands auteurs se sont confrontés à l'univers du Dark Knight : Frank Miller, Grant Morrison, Alan Moore, etc. Depuis quelques mois, le scénariste Scott Snyder s'illustre par ses récits ingénieux à forte dose de polar. On a pu entrevoir son talent sur l'excellent diptyque Sombre reflet. A l'occasion du relaunch des séries DC, il semblait inévitable que l'éditeur américain confie une fois de plus les clés de Batman à cet auteur inspiré. D'emblée, le ton est donné. Sombre au possible, l'histoire débute par une petite visite d'Arkham (le fameux asile) où Batman se retrouve au beau milieu d'une mutinerie. Bien sûr, tous se ruent sur le justicier, vu qu'il les a fait enfermer auparavant ! Les surprises sont nombreuses tout au long du récit. Les faux-semblants aussi... La série de crimes qui saisit Gotham intrigue et captive. Scott Snyder montre un Batman désorienté, perdu et dans une situation dans laquelle on le croise pas souvent. En outre, l'album est facile d'accès. Il n'exige pas de réelles connaissances du Bat-Universe, les auteurs ayant pensé à de quelques annotations indicatives. L'histoire prend progressivement forme et ne vous lâchera pas, jusqu'à sa conclusion. La folie s'empare même du super héros et donne lieu à un délire visuel dans la pagination qui surprendra plus d'un lecteur ! Snyder confirme tout le bien que l'on pensait de lui. Le scénariste s'appuie en plus sur Greg Capullo, mythique dessinateur de Spawn. Capullo a bien fait de quitter Haunt pour Batman, tant il nous montre ici la quintessence de son art. Ses découpages sont spectaculaires, ses cases bénéficient d'un soin incroyable. La vision de Capullo du Dark Knight séduit par sa modernité. La cour des hiboux présente des qualités artistiques indéniables et fait honneur au passé historique de Batman.

  • scénar dessin


4 juin 2012



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les avis des terriens

  • Un Gotham intimiste 8 novembre 2013

    Bruce Wayne, digne héritier d'une famille influente de Gotham, voit son monde s'effondrer lorsqu'il apprend qu'une société secrète corrompt sa ville depuis des générations au nez et à la barbe des Waynes. Cette fois Batman est tombé sur un ennemi plus puissant que lui et le combat qu'il entame contre la cours des hiboux, comme ils sont nomment eux même, va le mener dans l'ombre de Gotham. D'un orphelinat abandonné aux caches des hiboux dissimulées au sein même des immeubles construit par la famille Wayne, il s'agit surtout du récit d'un héros qu'il lutte contre sa propre désillusion. Ce sentiment est accentuer par le mystère qui entourent les membres de la cour des hiboux à la fois nombreux et unique dont les noms et les visages restent inconnus et que n'agissent jamais frontalement. Notre protagoniste semble se débattre seul, évitant les pièges qui lui sont tendus dans ce labyrinthe aussi vieux que Gotham elle même. Une intrigue efficace élégamment servi par le dessin de Greg Capullo, lequel avait déjà démontré dans Spawn son talent pourdépeindre la noirceur et la décadence urbaine.

    Pierre


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 Batman – New 52, T1 : La cour des hiboux (0), comics chez Urban Comics de Snyder, Capullo, Glapion, FCO Plascencia, Lee ©Urban Comics édition 2012

08 juin 2012

Urban Comics

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9782365770415

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