L'histoire :
Dans les années 1960, Audie Murphy, ancien soldat américain libérateur de l’Europe, est dépressif. Il est certes un héros de la seconde guerre mondiale et depuis son retour à la vie civile, il a joué dans quelques fims hollywoodiens… Mais il reste hanté par les atrocités qu’il a subies et fait subir. Il ne se considère pas comme un héros car il est en vie. Pour lui, les héros sont ceux qui ne sont pas revenus. Il se souvient de son engagement compliqué au sein de l’armée. En effet, à 16 ans, il a le look d’un adolescent et il est néanmoins déjà soutien de famille. En juin 1942, il en a vraiment marre de faire des petits jobs mal payés. Il demande donc à sa sœur ainée de lui faire une attestation de majorité pour pouvoir passer le filtre du recrutement. Le sergent qui le reçoit est dubitatif, mais Audie Murphy a de la répartie et il se montre vraiment volontaire. Le voilà engagé au sein d’un camp d’entrainement du Texas. Il est particulièrement doué avec les armes à feu : il sait monter et démonter son fusil Springfield 1903 avec un bandeau sur les yeux et il fait à chaque fois mouche en tant que sniper sur cible. Discipliné, déterminé, il se révèle un excellent soldat. Il débarque au Maroc en 1943, pour servir dans l’armée de libération de l’Afrique du Nord…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Troisième héros méconnu de la guerre ; troisième front, différent des deux autres volets de cette collection de biographies martiales chez Grand Angle. Audie Murphy fut un authentique soldat américain, un vrai héros de la seconde guerre mondiale, qui a connu l’horreur du front et des combats rapprochés. Puis de retour à la vie civile, il est devenu acteur et a trimballé toute sa vie un PTS (syndrome post traumatique) sévère. Les fanas de ciné-club hollywoodien se rappelleront peut-être de lui dans de nombreux westerns des années 1950 (Le kid du Texas, Sierra…). C’est ce destin hors norme (il est mort dans un accident d’avion en 1971) que retrace Philippe Pelaez dans cette biographie BD, en s’intéressant très principalement à ses années de guerre, pour libérer le Maghreb, puis la Sicile, puis l’Italie, puis l’Alsace des jougs fasciste et nazi. Comme pour le précédent John Clem (tome 2 de la série) au sein de la guerre de sécession, Audie Murphy s'engage en étant mineur. D’allure gamine (il peine à se faire recruter), il se mue en véritable bête de guerre, à mesure qu’il perd ses copains et qu’il gagne en expérience du terrain. Trompe-la-mort, toujours volontaire, il est ainsi devenu une légende. Il est encore aujourd’hui le soldat le plus décoré de l’armée américaine. Factuelle et documentée, la narration s’accompagne du dessin semi-réaliste ad hoc d’Olivier Frasier.