L'histoire :
Lepke : Louis Buchalter alias Lepke voit le jour dans le Lower East Side à New-York. Toute sa vie, il va garder ce surnom, jusqu’à devenir l’ennemi public n°1 aux Etats-Unis. En janvier 1918, il devient un criminel à part entière. Il tire son diplôme de la rue avec les compliments du jury. Il est condamné à un an et demi de prison pour vol aggravé et envoyé tout droit au célèbre pénitencier de Sing Sing…
La chute de Lucky Luciano : Juin 1936, au Yankee Stadium, se prépare un match de boxe d’anthologie. Dans le coin gauche, Max Schmelling, le champion allemand doit affronter Joe Louis, le bombardier noir. Des dizaines de milliers de spectateurs au stadium et des centaines de milliers d’américains attendent le début du match. Tous veulent voir l’étoile montante de la boxe américaine défaire le champion de l’Allemagne Nazi. Un seul n’est pas présent ce soir dans la salle, son siège est vide, c’est Lucky Luciano…
Don Vito : Durant la campagne d’Italie de la Seconde Guerre Mondiale, le sergent Orange C. Dickey, des affaires criminelles, se rend en Italie afin de lutter contre le marché noir et le pillage des stocks de l’armée américaine. Il interroge un déserteur de l’armée canadienne, John Sawchuck, arrêté pour trafic de sucre. Il balance le nom d’un gros bonnet pour se dédouaner, celui de Vito Genovese…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Les éditions Delcourt présentent le quatrième volet de l’intégrale de la série Les Parrains, autrefois parue sous le titre Ce qui est à nous. Comme pour le précédent, ce recueil conséquent se compose d’un cycle entier de la série d'origine, rassemblant ainsi trois aventures découpées en quatre chapitres. Le premier chapitre se consacre à un personnage très controversé de la mafia new-yorkaise, l’ennemi public n°1 américain, Louis Buchalter alias Lepke. David Chauvel nous raconte la vie et la mort de ce parrain qui a brillé durant les années 1930 et qui est mort sur la chaise électrique. Le second chapitre raconte la chute d’un des parrains les plus connus de la mafia new-yorkaise, Salvatore Lucania, alias Lucky Luciano. Le troisième chapitre se divise en deux parties dans lesquelles on découvre la vie et la chute de Don Vito Genovese, une personnalité violente et impitoyable de la mafia. Une fois encore, Chauvel décortique chirurgicalement et avec brio les personnalités qui ont marqué l'histoire de la mafia à New-York durant les années 1930. Erwan Le Saëc propose son coup de crayon habituel : un trait réaliste efficace apportant le visuel adéquat pour retranscrire l’atmosphère de cette période à New-York. La fin de l’album comprend un dossier explicatif des sources historiques pour une meilleure compréhension de chacune des histoires présentées.