L'histoire :
Timothée accueille Bianca et Léo à la gare de Saint-Gervais-les bains, au Nord des Alpes. Timothée est exceptionnellement venu sans leur mascotte, l’hermine Yoko, qui est restée dormir au chalet familial. Timothée conduit ses deux amis chez ses parents, un magnifique chalet avec une vue magnifique sur les Alpes. Ils saluent Yoko, dont le poil est devenu tout blanc avec l’hiver, et font la connaissance de la petit sœur Chloé, un peu casse-pieds. Après un bon repas montagnard, ils s’en vont faire une randonnée en raquettes. Ils découvrent alors que l’enneigement de cette année est faible… ce qui est notamment préjudiciable au plaisir des skieurs sur le domaine de la station. Ce phénomène est de plus en plus récurrent avec le réchauffement climatique. Ils passent alors devant le stand d’un financement participatif qui réclame de l’argent pour qu’il y ait plus de neige. Ils sont alors étonnés du peu de scrupules sur les informations affichées, la labellisation écologique de ce projet, les moyens finaux qui peuvent être engagés… Mais en raison de leurs questions gênantes, le gars qui tient le stand leur demande s’éloigner.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Après Saint Malo et l’île de la Réunion, les Mousque’Terre changent encore de région pour s’emparer des problématiques écologiques des… loisirs d’hiver. Direction les Alpes et le Mont Blanc dans ce troisième tome de cette série jeunesse, au petit format souple, au cours duquel ils seront de nouveau confrontés à leur ennemi némésis, un industriel puissant qui n’aspire qu’à continuer à polluer la planète. Hou le pas beau ! Dans cet épisode, nos trois jeunes héros activistes écologiques essaient de sensibiliser les gens autour de la fonte des glaciers – la Mer de Glace à Chamonix au premier rang – et de la baisse catastrophique de l’enneigement dans les massifs des Alpes. Leur ennemi finance un faux label écolo, qui préconise d’utiliser des canons à neige pour renvoyer de la neige et du froid… c’est-à-dire une idée à la con, qui ne ferait qu’empirer les choses. Heureusement, les Mousque’Terre veillent et démantèlent le projet juste à temps, sans se priver d’en profiter pour faire un très léger tourist-tour à l’intention des profanes : miam le saucisson des Alpes, les balades en raquette, ou en chiens de traineaux, les déclenchements d’avalanche et le cahier pédagogique final. Le scénar est toujours cousu de fil blanc (neigeux même), mais les bonnes intentions de la sensibilisation écologique se mettent à portée des jeunes lecteurs et c’est bien le principal. Le dessin de Sarujin reste cela dit souvent approximatif… le rythme de parution soutenu des opuscules y est sans doute pour beaucoup.