L'histoire :
Pour protéger sa fille, Dogen n'a d'autre choix que de se battre aux côtés du seigneur Akuma qui a décidé de passer la région à feu et à sang et de mettre tous les clans à ses pieds ! C'est encore le cas aujourd'hui où son armée est sur le pied de guerre afin d'en finir avec le clan Tichibona. Ce clan a eu la mauvaise idée de tenter une négociation alors qu'Akuma s'attendait à ce qu'on l'implore à genoux... À cinq contre un, l'armée d'Akuma remporte une victoire facile et ne laisse aucun survivant ! Sous le regard des villageois travaillant dans les rizières et des femmes, enfants et vieillards, les vainqueurs paradent et espèrent bien instiller la terreur dans les cœurs. Suite à cette nouvelle victoire éclatante, les clans de toutes les provinces se mettent à envoyer des caravanes chargées d'or et de trésors afin d'acheter la grâce et la bienveillance du terrible Akuma. Pour Dogen, chaque moment de répit est l'occasion de trouver un moyen de sortir de sa condition. Le guerrier sait qu'Akuma se retire dans un lieu secret pour se ressourcer entre chaque bataille. Suite à la découverte récente de l'idylle secrète que l'architecte du seigneur entretient, il compte le faire chanter afin de découvrir ce lieu ! Ce sera peut-être l'occasion d'en finir avec son employeur tyrannique ou de trouver un moyen de gagner sa libération...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Pour rappel, le spin-off Légendes met en scène des personnages secondaire de la série-mère Samurai. Après différents albums avec des personnages du premier cycle, mais avant cette intrigue, Jean-François Di Giorgio les réunit au sein d'une intrigue très proche temporellement de cette première « saison ». Le scénariste propose, dans ce 11e opus, une conclusion mettant davantage en scène Dogen et Akuma tout en révélant les derniers mystères qui subsistent après ledit premier cycle. Bien qu'intéressante, cette conclusion se révèle tout de même légère et pourrait facilement se résumer en deux phrases. Les amateurs de l'univers et/ou du Japon féodal devraient tout de même être satisfaits. Aux dessins, Cristina Mormile reste fidèle à son travail précédent, avec des scènes d'action immersives et épiques, des décors foisonnants et des personnages charismatiques. Petite nouveautés côté couleurs : l'espagnol Garluk Aguirre prend la suite de Bertrand Denoulet. Alternant avec talent les ambiances sombres et lumineuses, le coloriste offre du très bon travail et n'a pas à rougir de ses prédécesseurs. Sans proposer une intrigue épique, ce nouvel album propose donc une conclusion de bonne facture et donne l'occasion de relire le premier cycle de la série principale avec un nouveau regard.