L'histoire :
En compagnie de ses trois enfants, un homme du peuple du fleuve se rend en territoire Oru-Rongo, une région habitée par des bêtes solitaires à la peau blanche, afin de rendre hommage à l'une d'elles : Tumka. Sur la tombe de ce dernier, il fait offrande de nourriture. Intrigués, ses enfants le questionnent sur ce cérémonial. D'autant plus qu'ils savent que leur mère craint toujours de manquer de nourriture. Après les avoir rassurés concernant les très bonnes récoltes qu'ils ont eu cette année, le père se met à leur raconter la légende de Tumka. Après une enfance classique, Tumka épouse plusieurs femmes et tente à plusieurs reprises de donner la vie. Hélas, aucun de ses enfants ne vit bien longtemps. En effet, ils meurent dès l'accouchement ou après seulement quelques jours d'existence... Ne pouvant offrir d'avenir à son peuple ni même d'héritiers à ses concubines, Tumka décide de s'exiler et de devenir un guerrier sanguinaire prêt à éliminer tous ceux qui voudraient s'en prendre à lui ou à son peuple. Après des années à servir docilement son peuple et à multiplier les victimes, le guerrier vit un événement qui pourrait changer la donne. En effet, il voit débarquer, dans sa grotte, la femme d'un chef de tribu qu'il a tué lors d'un combat. Enceinte, cette dernière compte tuer Tumka. Or, la tentative d'assassinat tourne court quand la jeune femme se retrouve contrainte d'accoucher sur place avec l'assistance du guerrier...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Pour rappel, Terres d'Ogon s'inscrit dans l'univers du Monde d'Aquilon et se présente comme un continent voisin des Terres d'Arran (Elfes, Nains, Mages...). Alors qu'Arran s'inspire de l'Europe, Ogon tient son inspiration des légendes et mythes du continent africain. Dans ce 8e album, l'infatigable Nicolas Jarry présente un jeune papa racontant la farouche légende d'un guerrier qui aurait dû être son ennemi. Le destin en a toutefois décidé autrement... Pour coller au principe de la série-mère, ce nouvel album se déroule (comme souvent) en récitatif. La seule différence notable vient du narrateur : ce n'est pas le personnage principal qui parle, mais quelqu'un qui l'a connu et qui lui a survécu. Tout en étant assez prévisible, cette nouvelle aventure se montre plaisante à lire. Elle devrait plaire aux amateurs des précédents albums. Aux dessins, on retrouve l'italien Gianluca Gugliotta. Déjà à la charge du 26e tome de Orcs et gobelins, le dessinateur montre une belle aisance dans la mise en scène comme dans les scènes d'action. Un style académique qui fait le job et s'ancre parfaitement dans l'univers mis en place par ses prédécesseurs. Le tout est finalisé par l'experte en couleurs Elodie Jacquemoire (Mjöllnir, Empires, Guerres et dragons...). Sans être révolutionnaire, cet album reste un bon divertissement.