L'histoire :
A Miami, les grooms travaillent d’arrache-pied. Enfin, pas tous. Car les petits jeunes profitent aussi du spectacle et s’amusent à mater le derrière des bourgeoises qui leur confient leur voiture de luxe. Tino joue les séducteurs et propose son aide à la belle blonde. L’aider à prendre sa valise tout en engageant la conversation. Travail de pro ! Il revient rapidement à la réalité quand un client petit et gros l’aborde. C’était l’homme qu’elle voulait voir… M. Branch amène Mlle Dietrich à l’intérieur, mais il n’aura pas la conversation qu’il souhaite tout de suite. Elle a besoin d’un bon bain, puis elle le recontactera quand elle en aura envie. Un autre client arrive à l’hôtel, mais pas vraiment du même genre. Le style rock dur et complètement taré. Tino monte ses bagages, mais le gars lui demande un service : nettoyer sa caisse. Rien de bien original. Vu le billet qu’il lui tend, le groom accepte sans sourciller. Le type continue à discuter. Il aurait besoin d’un autre service. Le genre de service qu’on ne demande pas à n’importe qui : trouver de la drogue. Tino ne se fait pas prier et ça tombe bien, il connait un dealer qui fournit régulièrement les environs. Le problème, c’est qu’il a piqué sa meuf…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Voici l’avant dernier volume de la réédition de 100 Bullets en intégrale. Ici, le propos se diversifie puisqu’on n’a presque plus aucune scène où Graves orchestre ses fameux assassinats « carte blanche ». Cependant, l’intrigue se développe beaucoup plus et on avance à grands pas… et à grands coups de poings ! La violence est toujours plus forte et les personnages toujours plus cruels et impitoyables. On assiste ainsi à une véritable guerre des trusts. La narration de Brian Azzarello est toujours aussi nerveuse, froide et sèche comme un coup de feu. Il faudra toutefois lire la série en continu, car les ellipses et la multitude de personnages peuvent facilement perdre le lecteur. Le plat est toujours succulent et le dessin d’Eduardo Risso y est pour quelque chose. L’artiste arrive à pleine maturité, beaucoup de cases sont de purs chefs d’œuvre de composition, d’audace et d’inventivité. On reconnaît souvent l’art de Frank Miller façon Sin City mais le coup de génie est que le jeu des ombres s’accompagne cette fois de couleurs qui apportent également encore plus de drame à l’ensemble. Plus qu’un tome pour que cette série flinguée déverse toutes ses balles !