parution 25 septembre 2009  éditeur Dargaud  Public enfant / ado  Thème Humour, Aventure - Action

Sylvain et Sylvette T54

Moisson de gags

46 nouveaux « gags » des éternels Sylvain, Sylvette et les compères, procurent une sensation douce amère : de tendres souvenirs d’enfance se mêlent à une niaiserie paroxystique…


 Sylvain et Sylvette T54 : Moisson de gags (0), bd chez Dargaud de Bélom, Pesch, Pesch
  • Notre note Grey Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Grey Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Dargaud édition 2009

L'histoire :

C’est le matin dans la chaumière : Sylvette sert le petit-déjeuner à son compagnon Sylvain. Soudain, alors u’il boit son bol, ce dernier ouvre des yeux écarquillés, se dresse de son banc, cours dans la pièce, jusque sur les murs, sur le plafond ( !)… Sylvette est vexée : il y a bien d’autres manières de lui signifier que son café est trop fort…
Aujourd’hui, Sylvain se rend en ville pour faire les boutiques : demain, c’est l’anniversaire de Sylvette. Au bazar, il trouve un joli vase et ressort avec un énorme paquet cadeau. Pas de bol : il trébuche et chute, le paquet en avant, dans un cruel fracas de céramique brisée. Peu importe, le lendemain, il offre le paquet en expliquant qu’il s’agit d’un puzzle et que le tube de colle est à part…
Comme ils passent à proximité du château local, Sylvain et Sylvette en profitent pour rendre visite à leur ami le savant. Or, au moment où ils toquent à la porte, un bruit assourdissant et atroce se fait entendre. Ils s’enfuient avec les mains sur les oreilles, croyant que le savant a fait installer un nouveau système d’alarme. Point du tout ! il s’entraîne en réalité à jouer du violon…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Au milieu de l’avalanche tonitruante des nouveaux titres, rivalisant d’audace et d’inventivité pour jouer avec tous les pans de créativités proposés par le 9e art, la série Sylvain et Sylvette aligne les tomes (le 54e épisode !), d’un calme classicisme, comme hors du temps. Cette fois au scénario (en alternance avec Berik), Belom a toutefois tendance à s’affranchir des sacro-saints contextes habituels, à savoir la chaumière des « garnements » et la grotte des « compères ». Bizarrement, ces 4 derniers ne se livrent à aucune roublardise, les animaux de la ferme sont quasiment oubliés, et il n’y a même pas la traditionnelle course-poursuite entre barbichette et Renard. Avec un tel parti-pris, le scénariste ose dénaturer partiellement la série qui, à l’instar des œuvres cultes pluri-générationnelles, appartient désormais plus à la conscience collective qu’aux auteurs ou à l’éditeur. Mais bon, admettons, en soi, une petite entorse à la routine de temps en temps, ce n’est pas si grave. Le pire, c’est que les gags sont d’un niveau bac à sable de série B, pas drôles un seul instant (on sourit juste, et encore que d’un côté des lèvres, à la page 40). Rien que la toute première planche (le café trop fort), glaçante de nigauderie, vous donnera le ton. La bonhomie et la tendresse du dessin rattrapent heureusement un chouya. A 81 ans, l’indéboulonnable Jean-Louis Pesch poursuit tant bien que mal, avec parfois un trait tremblotant, l’œuvre entamée dans les années 40 par Maurice Cuvilliers. Ses gentils héros (toujours en sabots !) ne changent pas d’un iota : toujours aussi souriants et « bon enfant », ils traversent les années en baignant nombre de générations de lecteurs dans une profonde nostalgie. Malgré cela, pour une Moisson de gags, c’est plutôt une récolte catastrophe…

voir la fiche officielle ISBN 9782205062472