parution 30 octobre 2015  éditeur Dupuis  Public ado / adulte  Thème Humour, Guerre, Western

Les Tuniques bleues T59

Les quatre évangélistes

Chesterfield et Blutch infiltrent les rangs ennemis déguisés en ecclésiastiques, pour duper la confiance d’un commandant pasteur qui bombarde les tuniques bleues à l’aide de quatre canons. Une trame classique, inspirée d’un fait réel.


Les Tuniques bleues T59 : Les quatre évangélistes (0), bd chez Dupuis de Cauvin, Lambil, Léonardo
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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©Dupuis édition 2015

L'histoire :

Le général Alexander enrage : à chaque fois qu’il engage une charge de cavalerie pour prendre une certaine colline défendue par les confédérés, ses hommes se font décimer. Une vraie boucherie. Il faut dire que les tuniques grises ont mis le paquet : leur commandant William Pendleton a placé quatre canons en batterie au sommet, qui arrosent les yankees d’obus. Eu égard à son métier de pasteur dans le civil, Pendleton a nommé chacun des canons du nom d’un évangéliste de la Bible : Luc, Jean, Marc et Mathieu. Leurs réserves de munition semblent inépuisables et les artificiers qui les manipulent font tous partie d’un cercle restreint d’hommes fidèles au commandant. Or les tuniques bleues ont vraiment besoin de passer pour rejoindre les troupes du général Grant. Toujours calculateur et cynique, le capitaine Stilman propose donc de ruser en leur envoyant deux soldats déguisés en hommes d’Eglise, le seul corps de métier civil susceptible de mettre Pendleton en confiance. Evidemment, leur casting cerne les deux soldats les plus rompus à ce genre d’exercice suicide : Chesterfield et Blutch. Une fois infiltrés à l’intérieur des rangs de Pendleton, ils devront saboter les « quatre évangélistes »…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Avec une régularité et une constance éblouissantes depuis plus de 40 ans, Raoul Cauvin et Willy Lambil livrent leur album annuel des Tuniques bleues. Un phénomène suffisamment rarissime au sein du 9ème art pour être souligné et loué, à mettre au crédit de son succès public. Les caractères antinomiques et complémentaires de Blutch et Chesterfield font désormais partie de notre culture mainstream. Encore une fois, pour ce 59ème opus, Cauvin s’inspire d’une anecdote authentique de la guerre de sécession pour construire son histoire. Le général confédéré Pendleton, ancien pasteur, avait réellement nommé ses canons du nom des quatre évangélistes, comme l’affirme le Wikipedia® anglophone. A partir de cette donnée historique, la problématique emprunte un canevas bien connu et sans cesse réitéré par les auteurs : l’Etat Major des yankees a besoin de deux têtes brûlées pour effectuer une mission d’infiltration à hauts risques au sein des lignes ennemies. La narration qui s’ensuit se déroule quasi mécaniquement, comme pour répondre à une « BD à trous ». Presque trop facile, même si cela reste cohérent et professionnel. Chesterfield s’attribue le beau rôle de prêtre ; Blutch dans la peau d’un simplet râle donc en permanence et ne manque pas une occasion de se venger, mesquinement. Classique. Au final, leur mission foire mais les conséquences sont mitigées : l’Etat Major en tire bénéfice, a contrario des deux pigeons qui peuvent être heureux de regagner leur rang à peu près indemnes et sans distinction. Classique. Parions que les papys du 9ème art (pas loin ni l’un ni l’autre des 80 balais) ont déjà presque bouclé le tome 60 à paraître en 2016.

voir la fiche officielle ISBN 9782800162720