parution 25 septembre 2013  éditeur Glénat  collection Vécu
 Public ado / adulte  Thème Historique

Les chemins de Malefosse T21

Plaie d'argent

De Nantes à Guérande, en passant par la Savoie, l’habile mise en place d’un trafic de « fausse monnaie » pour tenter une fois encore de faire tomber le bon Roi Henri. Une intrigue toujours aussi peu convaincante… malgré un regain de forme du dessin.


Les chemins de Malefosse T21 : Plaie d'argent (0), bd chez Glénat de Bardet, Goepfert, Faucon
  • Notre note Yellow Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Grey Star Grey Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

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    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • dessin Yellow Star Yellow Star Yellow Star Grey Star

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    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

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    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

©Glénat édition 2013

L'histoire de la série :

En 1589, la France est totalement divisée. Les forces papistes ont pris le pouvoir et la ville de Paris. En effet, Henri III a renié la foi catholique pour rejoindre Henri de Navarre. Le royaume est donc tiraillé entre les catholiques et les Huguenots. Les paysans souffrent de cette querelle politique et religieuse puisque leurs villages sont régulièrement pillés. Henri III décide de reprendre le pouvoir et assiège Paris, mais des moines complotent contre lui. Au milieu de ce bourbier, Gunther, un soldat allemand, va tenter de trouver sa place en cherchant l’aventure et la fortune.

L'histoire :

Janvier 1595… La chaleur des tavernes et le vin qui coule émoustillent facilement les conversations des habitués et autres quidam de passages. Tant et si bien que quelques soiffards prétendent que le Roi est passé de vie à trépas, poignardé par un certain Jean Châtel, un drôle de moinillon. D’autres agacés battent d’un revers la rumeur pour avoir assisté eux-mêmes à l’événement : point de blessure mortelle mais plutôt un accroc sur le bel habit du Roi Henri. Et bien sûr, un bel écartèlement en place public pour punir l’attentat. Un autre, d’habitude boucher, joue les poètes amourachés, aidé par une de nos vieilles connaissances – Pernette – qui fait depuis peu office d’écrivain public. Au moment de percevoir son dû, la belle remarque cependant que son boucher amoureux tente de la rétribuer avec des pièces qui ont tous les atours d’une fausse monnaie. Peut-être pas « si fausse que ça » mais en tout cas de l’argent qui ne vaut rien du tout. Son client lui indique qu’il s’est fait refourguer cette cliquaille par un commerçant établi non loin de là. Pernette décide donc de s’y rendre sur le champ pour tenter de comprendre son manège. Mais en arrivant sur place, elle doit faire face à l’évidence : d’autres l’ont précédée. La boutique a ainsi été mise à sac et le triste sire qui l’accueille à tout l’air d’un assassiné…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Une mauvaise langue s’empresserait d’enrouler fiel et venin pour confier que l’unique intérêt de ce 21éme tourment se trouve dans son format d’édition. Comme d’autres avant eux en effet Les chemins de Malefosse passent au grand format. N’en déplaise aux vieux collectionneurs et au porte-monnaie, il faut reconnaître en tout cas que la partie graphique y gagne en élégance : les détails du décor historique sautent aux yeux ; les cadrages paraissent plus convaincant ; la mise en couleur plus sensible ; et la fluidité des mouvements plus lisible. Bref, le travail fait son effet et place l’œil dans de parfaites conditions pour s’approprier un récit d’aventures historiques. Pour ce qui est du récit, justement, il est une nouvelle fois difficile de s’emballer autour d’une intrigue manquant toujours cruellement de piquant et découpée au hachoir, probablement pour donner du rythme… mais qui a pour conséquence d’entretenir la confusion. On sent bien que Daniel Bardet fouille sa besace pour nous épater en faisant resurgir quelques personnages (par exemple Face de Suie, Maltevert ou le Frère Louvel…) ou en superposant de « vieilles intrigues » aux nouvelles (et donc en multipliant les toujours appétissants astérisques renvoyant aux douloureux « voir tome… »). Surtout, il triture l’Histoire avec une boulimie brouillonne – et malheureusement convaincu de notre érudition – pour tenter de nous offrir un large panel des personnages qui ont alimenté les péripéties du règne de ce bon Henri (ici les Médicis, Concini, Nicolas de Harlay, Jean Châtel, le Duc de Mercoeur et ses espagnols…). Malheureusement, il en accouche une intrigue (principalement alimentée par une carambouille de fausse monnaie) confuse, peu claire, digne d’un maigre intérêt et pour laquelle nos habituels protagonistes (Gunther, Pritz, Pernette…) pantouflent copieusement. Seules les dernières planches relancent un brin notre curiosité. Nous y laisserons nous prendre ?

voir la fiche officielle ISBN 9782723491389