parution 31 octobre 2014  éditeur Le Lombard  collection Troisième Vague
 Public ado / adulte  Thème Espionnage, Policier, Thriller

IR$ – cycle 8, T15

Plus-values sur la Mort

Les connexions d’un trafic d’armes à grande échelle, dépouillant l’armée elle-même, mènent Larry B. Max à un citoyen ordinaire mais particulièrement protégé. Un 8éme diptyque à l’entame classique, huilée et réalisée en tandem au dessin.


 IR$ – cycle 8, T15 : Plus-values sur la Mort (0), bd chez Le Lombard de Desberg, Koller
  • Notre note Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

    CHEF D'ŒUVRE   Green Star Green Star Green Star Green Star

    TRÈS BON   Green Star Green Star Green Star Dark Star

    BON   Green Star Green Star Dark Star Dark Star

    BOF. MOYEN   Green Star Dark Star Dark Star Dark Star

    BIDE   Dark Star Dark Star Dark Star Dark Star

  • Scénario Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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  • dessin Yellow Star Yellow Star Grey Star Grey Star

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©Le Lombard édition 2014

L'histoire :

Irak, 2005. Alors qu’il organise le passage de témoin aux forces irakiennes de transitions, le général Mc Kenna fait le douloureux constat de la disparition de plus de la moitié du stock d’armes initialement fournies. En y regardant d’un peu plus près, il s’aperçoit que la plupart des armes n’est jamais arrivée à destination. Pire encore : le transporteur qui a été choisi, la compagnie aérienne ukrainienne du peu recommandable Roman Kout, était normalement inscrite sur la liste noire de la CIA… De nos jours, à Los Angeles, l’agent spécial Larry B. Max de l’I.R.$ assiste à un dîner chez les parents d’Angela, une ex-petite amie de son adolescence avec laquelle il a renoué contact il y a peu de temps. La conversation tourne autour des ventes d’armes des Etats Unis en perpétuelle augmentation, en particulier depuis l’administration Obama. Nombre de ministres et de hauts-fonctionnaires de l’ancien gouvernement républicain ont en effet profité du changement de politique pour apporter leurs connaissances et leurs carnets d’adresses aux conseils d’administrations de plusieurs entreprises d’armement. Larry apprécie peu la pratique, mais il ne s’engage pas plus avant dans le débat. Ce soir, il a en effet un autre objectif : celui de faire cracher le morceau à Diego Barral, un voyou qui sert d’intermédiaire sur le marché arabe de vente d’armes. Appâté par la belle Laroya, Barral se fait piéger et finit par livrer quelques identités. Parmi elles, c’est surtout celle d’un homme parfaitement – ou plutôt trop – ordinaire, qui attire l’attention de l’agent du fisc...

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Après s’être frotté à la mafia chinoise et à la colossale masse d’or planquée par le général Yamashita pendant l’épisode historique du viol de Nankin (voir les tomes 13 et 14), notre agent du fisc préféré foule à nouveau les pavés de sa mère-patrie. Cette fois, d’ailleurs, le diptyque se fourrera les paluches dans une thématique parfaitement made in USA, en organisant une intrigue autour des armes à feu option ventes illicites, argent sale, lobby et tutti quanti. Il suffira simplement au scénario d’user de la mécanique habituelle en jetant dans l’arène 2 ou 3 belles femmes, des pressions politicardes, des magouilles militaires et des masses de gros billets, pour offrir au beau Larry tout le grain à moudre pour entrer dans la partie. Dense, serti par une dose d’infos bien documentées (mettant en perspective la problématique de la revente des stocks militaires américains pour armer ses propres ennemis), rythmé par ses coups de flingues et ses séances au lit, cette entame se la joue on ne peut plus classique, renouant avec les fondamentaux de la série. Cette fois, le sillon de la vie personnelle de Max sera moins creusé, pour une concentration maximale sur le boulot et l’action. D’accord, il y aura bien les vieilles habitudes téléphoniques qui reprendront du service. Il y aura bien le tourniquet sentimental joué avec Laroya et Angela. Ou encore cette vieille connaissance vénéneuse rencontrée dans le tome 6. Voire également la question de ce trésor qui roupille encore sous l’eau... Mais on préférera se concentrer sur la veine principale et les petits rebondissements calibrés, les uns et les autres, pour appâter les vieux amateurs de la série. Bref, un début parfaitement accrocheur, dont la véritable surprise est plutôt confiée au dessin. Pour la première fois, en effet, Bernard Vrancken s’associe à Daniel Koller, qui effectue l’ensemble du crayonné. Il en résulte une partition un peu moins « fine » et élégante, dans laquelle Larry B. Max semble avoir pris 15 kilos (de muscles, hein) mais qui reste globalement raccord avec la charte originelle de la saga.

voir la fiche officielle ISBN 9782803633937